Fusion Orange-Bouygues Télécom, l’hypothèse d’une victoire de Macron relance le feuilleton

Fusion Orange-Bouygues Télécom, l’hypothèse d’une victoire de Macron relance le feuilleton

 

Dans une note à l’attention de ses clients Commerzbank, le deuxième groupe bancaire allemand, juge qu’une victoire d’Emmanuel Macron à la présidentielle pourrait relancer les discussions en vue d’une fusion entre Orange et Bouygues Télécom.

Alors qu’une tentative l’année dernière avait échoué pour causes de désaccords entre le ministre de l’économie de l’époque et Martin Bouygues puis qu’elle s’était reprécisée avant le premier tour des élections présidentielles, tout en étant démentie dans la foulée par Martin Bouygues elle semble revenir d’actualité. Commerzbank qui donnait vendredi les valeurs télécoms comme les moins bonnes progressions du CAC40 après l’envolée générale des cours consécutive à la qualification au premier tour d’Emmanuel Macron, pense qu’une nouvelle tentative de fusion est très probable. Les risques d’une victoire de la candidate frontiste semblant s’amenuiser, l’analyste Patrick Kohlmann estime qu’Orange pourrait ne pas avoir à augmenter son levier de dette après une telle transaction en reprenant des conditions de financement “prudentes”. De son côté la Commission européenne n’aurait pas de raison de s’y opposer, mais rappelons que le président de l’Arcep, Sébastien Soriano, avait jugé la première tentative "ni nécessaire, ni souhaitable" et seulement profitable aux actionnaires, il tablait plutôt sur des investissements dans la fibre, qui eux seraient dans l’intérêt du consommateur. Alors interrogé sur un hypothétique accord de fusion entre Orange et Bouygues par Les Échos il avait affirmé qu’il y aurait moins d’incitation à investir dans un système à trois opérateurs et qu’ "aujourd’hui, le rôle du régulateur […] est d’aider à relancer les investissements dans un monde à quatre opérateurs télécoms". Dans l’hypothèse d’une nouvelle tentative, l’Arcep veillera donc au grain de très près.

Free pourrait toujours être intéressé par la récupération éventuelle des infrastructures de Bouygues.

source : Dow Jones Newswires