Adblockers : quelles sont les pertes de revenus publicitaires pour les sites en France ?

Adblockers : quelles sont les pertes de revenus publicitaires pour les sites en France ?

La plate-forme AdBack qui permet au quotidien d’avoir à disposition un outil permettant d’analyser les utilisateurs d’adblockers, a dévoilé un classement des pertes annuelles de revenus publicitaires pour les sites, en France et ailleurs dans le monde. Amazon, Leboncoin, Youtube ainsi que Le Figaro et Le Monde sont les plus touchés dans l’hexagone.

C’est une évidence, les bloqueurs de pub sont la bête noire des marchés publicitaires. La start-up française Adback le confirme et en chiffre le manque à gagner en prenant en compte 1000 sites réalisant les plus fortes audiences par pays et ce, dans divers secteurs d’activité.

Alors que 36% des internautes français utilisent des adblockers (Ipsos), certains sites comme Amazon en subissent les conséquences. Le géant du e-commerce perds ainsi 5,18 millions d’euros par an. LeBoncoin enregistre lui des pertes estimées à 3,67 millions d’euros sans parler de Youtube (3,36 millions par an). Même les médias historiques sont affectés, Le Figaro arrive en 9ème position et perd 1,35 million d’euros annuellement, alors que Le Monde suit à la 12ème place (1,01 million).

D’après Antoine Ferrier-Battner, fondateur et président d’AdBack : «On identifie une perte de revenus publicitaires due aux adblockers située entre 15 et 20% pour les éditeurs de contenus. Pour les éditeurs qui sont contraints à la gratuité d’accès par leur taille ou le business modèle de leur industrie, c’est en somme une amputation de 15% à 20% de leur chiffre d’affaires global».