Le Collectif Non Antenne Reboul se monte contre la mise en service de l’antenne Free Mobile de Perpignan

Le Collectif Non Antenne Reboul se monte contre la mise en service de l’antenne Free Mobile de Perpignan

Les antennes relais continuent, encore et toujours, à faire parler d’elles. Cette fois-ci, il s’agit de l’antenne Free qui a été installé au mois d’octobre à Perpignan. Comme l’indique le Collectif Non Antenne Reboul, cette décision d’installation a été prise rapidement et n’est pas bien située pour la santé des riverains. 

Suite à une déclaration préalable délivrée le 26 janvier 2016, celle-ci a été validé sous 3 jours par la Maire adjointe. C’est seulement le 15 septembre que les riverains ont eu la surprise de découvrir l’affichage du panneau de permis de construire de l’antenne 4G, dans le quartier Saint-Jean. Ni la commune, ni le propriétaire du terrain où doit être installée l’antenne (sur le toit), n’ont partagé sur ce projet avec les riverains. 

Suite à cet affichage, le Collectif a alors été créé, afin de montrer son désaccord avec l’implantation de cette antenne, qui se trouverait à proximité de familles, personnes âgées et également à 100 mètres d’une école. Bénéficiant d’un délai légal de 2 mois avant le début des travaux, le Collectif a alors débuté les recours. 

Les travaux ont finalement commencé 10 jours après l’affichage

Des courriers ont alors été envoyé à la mairie, au propriétaire du terrain, au siège de Free et également à l’école voisine. Les réunions se sont ensuite succédé en septembre, pour monter des actions, faire des échanges avec un avocat et également distribuer des prospectus d’information aux riverains. 

Étonnamment, les travaux ont finalement commencé 10 jours après l’affichage, un délai anormalement court, avec le remplacement d’une fenêtre par une porte. De son côté, "le voisin confirme le discours de Free en assurant qu’il n’y aura pas de nuisance pour les voisins, mais aussi qu’il a signé un contrat et qu’il ne reviendra pas sur sa décision"

La Maire informe quant à elle "ne plus avoir les moyens de s’opposer au projet et confirme avoir fait une erreur en ne prenant pas en compte les troubles". En ce qui concerne l’école, elle ne souhaite pas prendre position, mais les parents d’élèves sont sensibles à la problématique de santé. 

Au jour d’aujourd’hui, la pétition compte 150 signatures et la pétition numérique en compte 184. Des démarches judiciaires sont lancées, notamment par un voisin qui n’était pas au courant de l’installation de l’antenne au moment de son achat. Mais aussi par le Collectif contre l’antenne et également pour que les propriétaires soient indemnisés par rapport à la dépréciation de la valeur immobilière éventuelle de 20 à 40 %. 

14 antennes sont déjà installées non loin de la rue Jean Reboul

Pour information, 14 antennes sont déjà installées non loin de la rue Jean Reboul par les concurrents de Free Mobile, au niveau du château d’eau. Aujourd’hui, même si l’antenne est installée et ne demande plus qu’à être raccordée, les riverains jugent cette installation "esthétiquement moche" et aimerait qu’elle se fasse autre part. 

Ils ne sont pas contre une nouvelle antenne au niveau du château d’eau puisque les ondes nocives "nous passeront au-dessus de la tête". "Si possible, il serait tout simplement bien de la mettre ailleurs". Les habitants ne sont donc pas fermés à la discussion.

Pour le moment, nous n’avons aucune réponse de la part de Free sur ces différentes actions.