SFR pourrait devoir payer, avant la fin de l’année, la plus lourde amende jamais infligée par l’Autorité de la concurrence à un opérateur télécoms

SFR pourrait devoir payer, avant la fin de l’année, la plus lourde amende jamais infligée par l’Autorité de la concurrence à un opérateur télécoms

SFR, propriété de Patrick Drahi, pourrait devoir payer une lourde amende vers les fêtes de fin d’année, comme le partage Les Echos, pour avoir pris le contrôle de SFR via la société Numericable avant d’avoir obtenu l’autorisation de le faire.

La somme pourrait atteindre, théoriquement, les 500 millions. Il s’agirait alors de la plus lourde amende jamais infligée à un opérateur télécoms par l’Autorité de la concurrence. 

Cette affaire tient donc son origine en 2014. Alors qu’en mars, il y avait l’annonce de la signature de l’accord du rachat de SFR par Numericable, le contrôle ne pouvait pas se faire dans l’immédiat. En effet, l’Autorité de la concurrence doit donner son feu vert ce qui prend généralement plusieurs mois.

Par conséquent, les deux sociétés ne pouvaient pas travailler ensemble avant octobre 2014, date effective de prise de contrôle après l’accord de l’Autorité de la concurrence. 

Cependant, les équipes sont soupçonnées de ne pas avoir attendu. L’Autorité de la concurrence a alors lancé des recherches l’année dernière. Des perquisitions ont notamment eu lieu dans les locaux de SFR. Un rapport a ensuite été remis à l’opérateur, mettant en avant des mails prouvant que Numericable a pris le contrôle de SFR avant la date officielle. 

Aujourd’hui, l’enquête se poursuit et SFR va devoir apporter sa réponse. Une décision sera prise à la fin de l’année. 

Une autre affaire pourrait éclabousser Altice, la maison-mère de SFR, qui a racheté Portugal Telecom fin 2014. Ici, c’est la Commission européenne qui a donné son aval au rachat. Mais soupçonnant une prise de contrôle précoce, Bruxelles a également ouvert une enquête.