Free payerait 1,5 milliard d’euros son implantation en Italie, et serait le petit poucet face à 3 gros opérateurs

Free payerait 1,5 milliard d’euros son implantation en Italie, et serait le petit poucet face à 3 gros opérateurs

 
Mardi soir, Iliad/Free annonçait Iliad a signé un accord avec les groupes Hutchison (qui opère sous la marque H3G) et VimpelCom (marque Wind) pour l’achat de fréquences et antennes afin de devenir le 4ème opérateur mobile en Italie. Un accord soumis à l’approbation de la Commission Européenne.
 
Il ne s’agit pas pour Iliad/Free d’acheter directement un opérateur, mais de récupérer les fréquences et les antennes résiduelles suite à la fusion de VimpelCom et CK Hutchison. Cet accord prévoit tout d’abord un portefeuille de fréquences 3G/4G de 2x35MHz équilibré (2x5MHz en 900MHz, 2x10MHz en 1800MHz, 2x10MHz en 2100MHz et 2x10MHz en 2600MHz) pour un montant de 450M€, ainsi que l’a annoncé Free hier.
 
Selon les informations des Echos « l’investissement total réalisé par Iliad pour s’implanter en Italie devrait atteindre les 1,5 milliard d’euros, en comptant le rachat des fréquences pour 450 millions d’euros ». En effet, en plus des fréquences, Iliad va acheter des sites mobiles avec des antennes pour couvrir toutes les zones denses. Dans les zones peu denses, l’accord prévoit soit un partage de réseau avec Wind et H3G, soit un rachat d’une partie de leurs antennes. Un investissement qu’Iliad a les moyens de payer puisqu’il dispose d’environ 2,5 milliards de cash selon Les Echos.
 
Free Mobile se retrouverait dans la même situation qu’en France
 
sources : régulateur italien, BFMTV
 
Une fois que Wind et H3G auront fusionné (sous réserve de l’accord de la Commission européenne), Free se retrouvera être le 4ème opérateur, en démarrant sans aucun client mobile (mais avec un réseau et un accord d’itinérance) et avec 3 gros acteurs qui se partageront le marché à peu prés à parts égales.
 
Free Mobile devra donc refaire le même coup qu’en France pour pouvoir s’imposer. Il pourra par exemple utiliser la même stratégie en siphonnant, grâce au forfait 2€, le marché des cartes prépayées, qui reste important en Italie. Toutefois, ainsi que le note BFM TV, « la seule faille dans la stratégie italienne de l’opérateur français reste l’absence de réseaux fixes haut débit dans son offre. »