Suite à la mise en place de la portabilité fixe, l’UFC-Que Choisir relate quelques couacs chez les FAI

Suite à la mise en place de la portabilité fixe, l’UFC-Que Choisir relate quelques couacs chez les FAI
 
 
 
L’utilité du numéro RIO doit-elle être remise en cause ? Depuis le 1er octobre 2015, de la même manière que pour les numéros de portable, tous les opérateurs doivent mettre en place la portabilité des numéros fixes, en utilisant le numéro RIO. Grâce à ce dernier, le nouveau fournisseur d’accès à internet doit s’occuper de toutes les démarches administratives : de l’abonnement, du basculement de la ligne, de la résiliation auprès de l’ancien FAI et de la portabilité de son numéro fixe.
 
Pourtant, l’association de consommateurs UFC-Que Choisir critique ce moyen récent de portabilité à travers l’exemple de plusieurs abonnés dont, Jean-Philippe, pour qui rien ne s’est déroulé comme prévu :
 
« Les semaines s’écoulaient et rien ne se passait. Lorsque j’appelais Bouygues pour avoir des explications, on me disait que mon ancien opérateur refusait de céder la ligne. Finalement, au bout d’un mois et demi, j’ai dû résilier moi-même mon abonnement auprès de SFR » se souvient Jean-Philippe. « Une fois la ligne activée, tout fonctionnait, excepté mon ancien numéro. Quand on le composait, un message indiquait que la ligne n’était pas attribuée. Dans un premier temps, le service client m’a demandé de patienter avant de m’apprendre quelques jours plus tard que ma demande de portabilité avait été annulée sans que personne ne puisse me dire pourquoi ». Un autre problème est encore survenu concernant sa situation : « Pour couronner le tout, j’ai appris que mon numéro avait été rendu à Orange alors qu’il aurait dû être conservé pendant 40 jours. Je n’ai pas pu le récupérer ».
 
L’UFC-Que Choisir prend également l’exemple de Dominique, un autre abonné pour qui, une semaine après le basculement de sa ligne, son numéro n’avait toujours pas été porté : « J’ai contacté à plusieurs reprises le service client, mais à chaque fois, sa réponse était très vague. On me disait que ce serait fait "sous 48 heures", "ce soir avant minuit" ou bien qu’on ne pouvait pas me donner de date. En attendant, nous étions injoignables sur notre fixe ».
 
Néanmoins, malgré ces contres exemples, il est encore impossible de déterminer l’efficacité réelle du dispositif, encore très récent.