Orange/Partner : Stéphane Richard « profondément meurtri par la polémique »

Orange/Partner : Stéphane Richard « profondément meurtri par la polémique »

Univers Freebox vous rapportait le rapport, signé par plusieurs organisations humanitaires et des droits de l’homme, intitulé « Les liaisons dangereuses d’Orange dans le territoire palestinien occupé ». Stéphane Richard, le PDG du groupe Orange, est monté au créneau pour clarifier sa position, suite à la polémique suscitée après ses propos au Caire le 4 juin dernier, où il expliquait qu’il était « prêt à se retirer à terme d’Israël » et « prêt à abandonner demain les liens avec Partner ».

Le numéro 1 du groupe Orange s’est exprimé sur BFM TV, dans l’émission de Ruth Elkrief, afin de préciser qu’il n’a « jamais été question de boycott. Il n’y a pas de campagne BDS ». 

La campagne BDS (Boycott Désinvestissement Sanctions) a été lancée « par la société civile palestinienne en 2005, suite à des dizaines d’années de lutte », puis rejoint par de nombreuses organisations humanitaires à travers le monde. Elle demande aux citoyens « de boycotter tous les produits israéliens, mais aussi de pratiquer un boycott sportif, culturel, universitaire, et de faire pression sur les entreprises étrangères, notamment européennes, afin qu’elles arrêtent leur collaboration », explique le site de BDS France. L’organisation a par ailleurs organisé une journée d’action nationale contre Orange le 6 juin.

Au cours de cet entretien, Stéphane Richard a également indiqué qu’il est « à titre personnel, profondément meurtri par la polémique (…) et meurtri pour Orange. (…) L’accusation d’antisémitisme me révulse totalement ». Celui-ci devrait très prochainement se rendre en Israël pour tenter de dissiper la polémique et « rétablir la vérité des choses, la vérité de mes propos. (…) Nous avons un problème dans ce pays, qui est les conditions dans lesquelles notre marque est utilisée par un opérateur local. Nous souhaitons mettre fin à cette situation, comme ça serait le cas partout dans le monde ».

Pour rappel, le rapport intitulé « Les liaisons dangereuses d’Orange dans le territoire palestinien occupé », demandait à Orange d’exiger de Partner, qui vend des services de téléphonie sous la marque Orange, « de ne pas opérer dans les colonies israéliennes dans le Territoire Palestinien occupée, pour éviter de contribuer au maintien d’une situation considérée comme illégale par la communauté internationale impliquant des violations du droit international humanitaire et relatif aux droits humains. Pour ce faire Orange pourrait utiliser la clause interdisant l’utilisation de la marque dans les pays limitrophes à Israël ». 

Les organisation humanitaires demandaient, qu’en cas d’échec, qu’Orange interrompt « sa relation d’affaires avec Partner et émettre une déclaration publique par laquelle l’entreprise marque clairement sa volonté d’éviter de contribuer à la viabilité économique et au maintien des colonies israéliennes, et ainsi d’éviter de contribuer à perpétuer une situation considérée comme illégale par la communauté internationale impliquant des violations du droit international humanitaire et relatif aux droits humains ».

L’opérateur s’était déjà expliqué, une première fois, très officiellement, au travers d’un communiqué de presse dont nous vous faisions l’écho dans cet article