Le patron d’Altice (Numericable-SFR) cherche à racheter Time Warner Cable, le 2ème câblo-opérateur américain

Le patron d’Altice (Numericable-SFR) cherche à racheter Time Warner Cable, le 2ème câblo-opérateur américain

Va-t-il envahir l’Amérique ? Alors qu’il vient d’annoncer le rachat de 70% du capital social de Suddenlink Communications, 7ème câblo-opérateur américain, le Groupe Atlice, maison-mère de Numericable-SFR, serait en discussions avec plusieurs banques afin de s’offrir Time Warner Cable, 2ème câblo-opérateur américain.

Nous l’évoquions ensemble, le groupe fondé par Patrick Drahi tente également de prendre le contrôle de Time Warner Cable, le numéro 2 américain du secteur. Il s’agit d’un énorme morceau, estimé à plus de 40 milliards d’euros. Time Warner Cable compte près de 11 millions d’abonnés dans plusieurs grandes villes américaines, comme New York et Los Angeles.

L’opérateur propose notamment aux américains, des offres Internet pour 14,99 dollars (13.6 euros), la TV et Internet pour 44,99 dollars (40.9 euros), ou une offre Triple-Play (TV, Internet et Téléphone) pour 89,99 dollars (81.8 euros). Ces deux dernières offres sont soumises à un engagement de 12 mois.

« Le montant du financement n’aurait pas encore été déterminé mais le financement pourrait inclure une émission obligataire à haut rendement en dollars ainsi que des prêts bancaires. (…) Le groupe dirigé par l’homme d’affaire Patrick Drahi ainsi que des porte-parole des banques citées ont refusé tout commentaire ou n’ont pas répondu dans l’immédiat aux sollicitations de l’agence » précise La Tribune. Comcast, 1er opérateur américain, a renoncé le mois dernier à racheter TWC pour 41.1 milliards d’euros suite au refus des autorités de la concurrence.

Patrick Drahi : L’homme qui valait 70 milliards (de dettes) ?

L’homme d’affaires est un point d’interrogation. Un peu comme si, un bûcheron devant couper une énorme branche, s’installait à califourchon sur celle-ci. En effet, la dette d’Altice pourrait littéralement exploser, atteignant plus de 70 milliards d’euros, si Patrick Drahi réussit un nouveau tour de passe-passe pour s’offrir Time Warner Cable.

En enchaînant ainsi les montages financiers et les rachats (Orange Dominicana et SFR Caraïbes en 2013, SFR, Virgin Mobile, Portugal Télécom, Suddenlink Communications,…), son Groupe jongle dangereusement avec les "débits". Ce dernier est déjà endetté à hauteur de 30.4 milliards d’euros selon une note de RBC Capital Markets (la banque d’investissements de Royal Bank of Canada).

Altice a-t-il vraiment les moyens de ses ambitions ? 

Ce n’est visiblement pas l’avis des marchés financiers et des agences de notation, et notamment celui de Moody’s qui vient tout juste de placer la note (actuellement B1) du groupe, « sous revue pour une éventuelle dégradation ». Ce n’est pas la première fois que l’agence de notation tire la sonnette d’alarme face à la boulimie excessive de l’homme d’affaires. 

Merci à Lennart