SFR-Téléperformance : les 122 ex-salariés de Lyon déboutés en cour d’appel


Les 122 ex-salariés de SFR du centre Téléperformance de Lyon ont été déboutés par la cour d’appel. C’est une affaire qui dure maintenant depuis plus de 7 ans. A leur dernière audience, ces salariés avaient réclamé 10 000 euros de dommages et intérêts, en plus d’une année de salaire par décennie d’ancienneté. Ils dénonçaient une « fraude » entre SFR et le gestionnaire de centres d’appels Téléperformance.

Déjà déboutés une première fois en avril 2012 en première instance par le Conseil des Prud’hommes de Lyon, le parquet avait établi que « l’existence d’une éviction forcée » n’était « nullement établie ».
 
La cour d’appel a donné confirmation : un plaignant « ne peut se plaindre de la perte d’une chance d’avoir pu conserver son emploi sein du groupe Teleperformance, alors même qu’il/qu’elle n’a pas fait usage du droit à une priorité de réembauche qui lui était expressément offerte. »
 
Une décision en rupture avec celle prise en février à Toulouse, où 132 ex-salariés avaient pu bénéficier de quelques 10 mois de salaire en indemnités. L’affaire ne s’arrête pourtant pas là, l’avocat des plaignants Me Romain Geoffroy annonce porter l’affaire en cassation : « C’est consternant. On a un arrêt sans motivation, avec un juge qui n’a pas voulu travailler. Cette décision va contre une décision de la cour de cassation qui a déjà dit l’obligation de maintien de l’emploi ».