« Les abonnés plébiscitent la qualité technique de Netflix, pas sa richesse » indique Médiamétrie

« Les abonnés plébiscitent la qualité technique de Netflix, pas sa richesse » indique Médiamétrie


Suite à l’étude de Médiamétrie pour le JDN sur l’utilisation de Netflix en France, la directrice du département Cinéma de l’Institut Jamila Yahia Messaoud, est revenue sur les résultats dans une interview donnée au journal Le Monde.

De toute évidence, la première question qui lui a été posée concerne le nombre d’abonnés à Netflix en France. Et encore une fois, la question restera en suspens car « c’est assez compliqué à calculer », puis « je ne peux pas vous communiquer ce chiffre aujourd’hui pour plusieurs raisons ». Une fois encore, on l’entendra répéter que le but de l’étude « n’était pas vraiment de dénombrer les abonnés de Netflix ». Elle confirmera que les 500 000 abonnés payants annoncés par le New-York Times sont « tout à fait cohérents dans le sens où aujourd’hui on enregistre au total un peu plus d’un million d’abonnés à une offre de SVOD en France ».

Sur le profil-type d’un utilisateur de Netflix, Jamila explique qu’il est jeune, masculin et vivant dans une grande agglomération. Mais aussi qu’il est « hyperconnecté », « hyperéquipé » et en affinité avec le contenu vidéo. Etonnamment, et d’après l’étude, il apparaît que les abonnés de Netflix sont d’abord satisfaits de l’ergonomie du système, la facilité de recherche ; avant de l’être pour la qualité de l’offre, la richesse et la variété du service.

La directrice explique n’avoir eu que peu de retour de la part de Netflix à propos de l’étude, mais considère être « plutôt dans le bon chemin ».

C’est en conclusion qu’apparaît une question plutôt pertinente : pourquoi est-ce que les abonnés sont prêts à payer une offre légale de SVOD – alors qu’ils n’en feraient pas de même pour des médias d’informations ? La réponse est simple : « Nous sommes en face d’une offre payante mais de divertissement ». Et aussi parce « qu’il existe des offres gratuites et légales mais quand même très riches d’information ».

 

Source : Le Monde