Pour Vivendi : « Dailymotion ne tardera pas à grandir très vite et deviendra une alternative à YouTube »

Pour Vivendi : « Dailymotion ne tardera pas à grandir très vite et deviendra une alternative à YouTube »

Tout va très vite entre Orange et Vivendi, la cession de Dailymotion se fait en douceur. Vincent Bolloré s’en est félicité à l’occasion de l’assemblée générale des actionnaires vendredi dernier. Les deux groupes sont toujours en négociations exclusives pour céder 80 % de la plate-forme vidéo à Vivendi pour 217 millions d’euros.

Du coté d’Orange, Stéphane Richard a indiqué la semaine dernière que le conseil avait approuvé la proposition de Vivendi à « une très large majorité ». Coté Vivendi, le sourire est là aussi : « Nous pensons que Dailymotion est une opportunité formidable pour les talents de Vivendi de converger » annonçait Vincent Bolloré lors de son AG. Le président du directoire Arnaud de Puyfontaine entend bien « faire rayonner les contenus musicaux et audiovisuels de Vivendi dans le monde entier », donnant raison à Stéphane Richard qui soulignait l’importance d’une présence à l’international.

Dailymotion va permettre au groupe de booster des projets déjà en cours chez Vivendi, a indiqué le directeur Développement et organisation Stéphane Roussel, via « Vivendi Contents ». Un projet dirigé par le directeur général du groupe Canal Plus Rodolphe Belmer, en collaboration avec Havas. « Certes, il est beaucoup plus petit que YouTube, mais il ne va pas le rester », promet Stéphane Roussel, confiant : « Dailymotion ne tardera pas à grandir très vite et deviendra une alternative à YouTube et pas seulement un petit YouTube. »

En effet, Vincent Bolloré compte beaucoup sur ses « contenus » déjà existants, et promet de belles synergies « avec les contenus du groupe Canal Plus, comme les séries courtes, et la musique d’Universal ainsi que notre connaissance de la publicité avec Havas, société sœur de Vivendi. »

Pour l’heure, les deux parties sont en négociations exclusives, pour une acquisition complète prévue « en juin ou juillet ».

 

Source : La Tribune