Frédérique Dumas attaque les dirigeants d’Orange au pénal pour “faux et usage de faux”

Frédérique Dumas attaque les dirigeants d’Orange au pénal pour “faux et usage de faux”


L’ex-directrice générale d’Orange Studio revient en force et attaque au tribunal ses anciens employeurs. En effet, Frédérique Dumas avait été licenciée d’Orange en janvier 2014.

La productrice vient en effet de déposer deux plaintes au pénal à l’encontre des dirigeants d’Orange. La première à l’encontre de Stéphane Richard pour « harcèlement moral », sur la base de propos négatifs entre le PDG d’Orange et Frédérique Dumas lors de son licenciement. L’intéressé admettait en avril au micro de France Inter : "Il y a eu un certain nombre de divergences et de problèmes de comportement, qui ont amené à une séparation que j’assume tout à fait".

Quant à la seconde, elle vise plusieurs dirigeants. En effet, Frédérique Dumas porte plainte contre Christine Albanel, Serge Laroye, Elie Girard, Marie-Christine Lambert, ainsi que Stéphane Richard pour "faux et usages de faux". Précisément sur les motifs avancés par Orange lors du licenciement de la productrice. D’un côté, l’avocate d’Orange avance que "Frédérique Dumas était en désaccord avec la stratégie générale de réduction des coûts, qui s’appliquait notamment à la filiale cinéma", ce à quoi cette dernière conteste "qu’aucune stratégie, ni aucun plafond de dépenses annuelles ne m’ont été proposés par Orange, donc il n’y a jamais eu de débats là-dessus, et a fortiori aucune opposition de ma part".

Ce point aurait été évoqué lors du conseil d’administration de la filiale cinéma du 24 septembre 2013. Pourtant, un compte-rendu rédigé "par Orange" assure bien qu’un plafond de dépenses annuelles avait été décidé, et que Frédérique Dumas s’y était opposé. Ce à quoi elle rétorque "qu’aucun plafond n’a été décidé ce jour-là. Le seul point adopté était un gel des investissements à durée indéterminée. J’en possède de nombreuses preuves, d’où ma plainte pour faux et usage de faux".

Une histoire pour le moins assez étonnante, l’avocat de Frédérique Dumas, Me Thibault de Montbrial ajoute même : "c’est la première fois que je vois les administrateurs d’une filiale d’un groupe coté attester faussement du déroulement d’un conseil d’administration, et c’est effarant qu’une ancienne ministre s’y soit prêté". Ce à quoi l’avocate d’Orange persiste en conclusion : "ce compte-rendu est le reflet exact de ce qui s’est dit ce jour-là".

 

Source : BFM Business