Netflix a du mal à décoller en France mais va sortir le bazooka pour y arriver

Netflix a du mal à décoller en France mais va sortir le bazooka pour y arriver

 
Free l’avait déjà indiqué, il attend de voir si Netflix fonctionne en France avant de négocier à nouveau son intégration sur la Freebox. Si le succès n’est pas au rendez-vous, Free pourra ainsi exiger un meilleur partage des revenus, et si le succès est au rendez-vous, l’opérateur n’aurait pas vraiment le choix de ne pas reprendre le service de SVOD américain. Et pour le moment, c’est plutôt le premier scénario qui se profile puisqu’il n’aurait séduit que 250 000 abonnés en France alors que son ambition est d’en capter 10 millions dans les 5 à 10 ans.
 
Mais si les premiers résultats en France sont en dessous des prévisions, Netflix va mettre de très gros moyens pour y arriver, que ce soit dans notre pays ou à l’international. Selon Les Echos, qui reprend un rapport de la société américaine Janney Montgomery, l’américain va investir 5 milliards de dollars dans la production de programmes en 2016, soit la quasi-totalité de son chiffre d’affaires 2014. Des investissements qui placent Netflix au dessus de tous ses concurrents américains, sauf ESPN qui paye très cher ses droits sportifs. 
 
Netflix va donc encore accélérer alors qui avait déjà investi « environ 2,8 milliards de dollars en programmes l’an dernier, devant HBO (un peu moins de 2 milliards), Amazon (1,3 milliard), Hulu (1,1 milliard) et Showtime (800 millions) » rapportent les Echos. Il faut dire que la plateforme de SVOD lance ses propres série,s comme « House of Cards », « Orange is the New Black » ou « Marco Polo », qui devrait être la série la plus chère de l’histoire, avec un budget d’environ 90 millions de dollars. D’autres séries produites par Netflix sont également à venir, comme « Bloodline », « Wet Hot American Summer » ou encore le projet d’adaptation de « Zelda ». En France, le géant américain va produire la série "Marseille" dans l’année qui vient, avec un budget de 8 millions d’euros.
 
Le patron de Netflix, Reed Hastings, expliquait il y a un mois dans sa lettre aux actionnaires : « Nos contenus exclusifs nous coûtent moins cher, en moyenne et comparé à leur audience, que les contenus pour lesquels nous payons des droits d’acquisition. Nous allons donc continuer à augmenter la part de nos dépenses liées aux contenus originaux ». 
 
Reste maintenant à savoir si cette débauche de moyens va convaincre les français, et les opérateurs qui n’ont pas encore repris Netflix sur leurs box…