Tour d’horizon des sujets ‘Free’ avec Xavier Niel : UFC Que Choisir, T Mobile US, guerre des prix sur le fixe…

Tour d’horizon des sujets ‘Free’ avec Xavier Niel : UFC Que Choisir, T Mobile US, guerre des prix sur le fixe…

Xavier Niel était l’invité ce matin de Thomas Sotto sur Europe 1 pour "l’Interview Vérité". Le fondateur de Free est donc revenu sur les sujets brûlants qui concernent l’opérateur à commencer par cette étude de l’UFC que Choisir souvent peu flatteuse pour le quatrième opérateur.

Pour le directeur de la stratégie de Free, le tableau n’est pas si noir que cela :
 
"Déjà, on est un opérateur qui a ouvert il y a un peu plus de deux ans, quand les autres ont ouvert il y a 15 ans. Sur la 4G, on est classé 3e sur 4 ce qui est pas mal pour un acteur qui a deux ans."
 
Concernant la 3G, Xavier Niel fait le distingo entre son réseau propre, "là on est plutôt en deuxième ou en troisième position", et des résultats en itinérance qui sont plus délicats. Pour lui, il n’y a pas de panique à avoir :
 
"A la fin de l’année dans 75% du temps, ça marchera bien mieux, ou aussi bien que chez les autres, voire mieux que chez les autres." Le fondateur de Free fait ainsi référence à l’obligation de l’opérateur de couvrir 75 % de la population en 3G via son propre réseau avant le mois de janvier 2015.
 
Concernant la guerre des prix, Xavier Niel se targue d’avoir "rendu 300 €" de pouvoir d’achat aux Français. Pour lui, cette dernière a également "créé de l’emploi" et a conduit à "des investissements qui n’ont jamais été aussi hauts."
 
Concernant la tarification dans le fixe, face à l’offensive Bouygues Télécom, Xavier Niel revendique être moins cher avec sa troisième offre sous la marque Alice. Pour lui, si Free continue de recruter, c’est aussi parce que "l’offre de Bouygues est disponible à 5 ou 10 % du territoire maximum."
 
Il reconnaît néanmoins que les marges sont confortables dans le fixe :
 
"Vous avez deux acteurs qui sont autour de 30 % de marges, c’est Orange et nous, vous avez deux acteurs qui font 20 % de marges, c’est Bouygues et SFR. Il n’y a personne de malheureux dans le secteur des télécoms."
 
Sur le dossier du rachat de T Mobile US, Xavier Niel estime "être le seul acteur en France à chercher à avoir une expansion internationale" en mobilisant 41 milliards de dollars. Concernant l’échec des négociations, l’actionnaire majoritaire d’Iliad suppose que "Deutsche Telekom nous voyant arriver s’est dit que si on était prêt à l’acheter c’était peut-être une bonne affaire et ils ont arrêté de le mettre en vente."
 
Face aux critiques de John Legere, PDG de T Mobile US, Xavier Niel annonce avoir eu une explication de texte avec lui concernant le portrait peu flatteur qui était paru dans les médias. "On s’en est expliqué en privé. Je lui ai dit que ce qu’il avait dit était faux." John Legere a donné les raisons de ces attaques. Pour lui, Xavier Niel expliquant que T Mobile US pouvait "être géré différemment et générer plus d’argent" revenait à contester sa gestion de l’opérateur.
 
A savoir si Free pourrait de nouveau s’intéresser au rachat de Bouygues Télécom et le retour des perspectives de consolidation sur le marché des télécoms en France, le fondateur de Free se contente d’un "non" sans plus d’explications.