Numericable dénigre le très haut débit pour éviter d’ouvrir son réseau à la concurrence

Numericable dénigre le très haut débit pour éviter d’ouvrir son réseau à la concurrence
 
Actuellement sur les tablettes de l’Autorité de la Concurrence, le rachat de SFR par Numericable pourrait conduire le gendarme de la concurrence à forcer Numericable à ouvrir son réseau à ses concurrents à un tarif régulé.
 
Cette question faisait parti de la consultation des concurrents de Numericable en juin dernier afin de définir si une régulation du câble était nécessaire. En effet, dès lors que Numericable aura racheté SFR, il disposera de 60 % du marché très haut débit fixe en FTTB et FTTH et 25 % du marché du haut débit. En ajoutant l’accueil de Bouygues Télécom sur son réseau, les abonnés au réseau SFR en FTTH et le réseau Numéricable pour le FTTB représenterait 78 % du marché du très haut débit.
 
Autre condition à remplir pour que l’Autorité de la Concurrence considère qu’il faille réguler le réseau câblé : considérer que le très haut débit constitue un "marché pertinent" et qu’il apporte à l’internaute un service réellement différent du haut débit.
 
De son côté, Numericable ne souhaite pas voir son réseau être régulé quitte à annoncer clairement que "les consommateurs n’ont pas de préférences significativement marquées pour le très haut débit". Il met ainsi en avant les 2 millions de foyers sont abonnés sur 11 millions de prises éligibles, "preuve d’un manque d’appétence pour le très haut débit."
 
Il estime également que "les offres très haut débit amènent peu de services supplémentaires".
 
En Europe seuls les Pays-Bas et la Belgique ont commencé à ouvrir les réseaux câblés. Patrick Drahi actionnaire majoritaire du groupe déclarait dernièrement qu’il serait "disposer à entamer des discussions d’ouverture, […] le jour où nous aurons 65% du marché français." Actuellement Numéricable n’en dispose que de 7%.
 
Source : BFM TV