Xavier Niel : “nous pourrons toujours acheter des petits morceaux de Bouygues Télécom”

Xavier Niel  : “nous pourrons toujours acheter des petits morceaux de Bouygues Télécom”

Après l’annonce d’une offre d’Iliad en vue du rachat de T-Mobile aux Etats-Unis, le marché français ne sait plus ou donner de la tête. L’envie de la maison-mère de Free de s’exporter outre-atlantique, fait paniquer les investisseurs qui comptaient beaucoup sur un rachat de Bouygues Télécom et un retour à trois opérateurs.

Interrogé par le Wall Street Journal, Xavier Niel, actionnaire majoritaire d’Iliad et fondateur de Free est revenu sur cette décision de s’intéresser au marché américain aux dépends du marché français. Pour lui, c’est parce que Bouygues ne veut pas vendre qu’il est allé voir ailleurs : "Nous leur avons dit : soit vous nous dîtes que vous êtes vraiment à vendre, soit nous allons nous tourner vers d’autres options et il sera difficile d’y revenir plus tard"
 
Cette offre même si elle n’allait pas au bout de la transaction serait donc un bon moyen de mettre la pression sur Martin Bouygues et dans une moindre mesure sur Stéphane Richard, le patron d’Orange, en leur faisant comprendre que le retour à trois opérateurs et le succès d’une transaction avec Bouygues Télécom n’est pas vitale pour Free. Réalité ou coup de bluff ? La maison-mère du quatrième opérateur a néanmoins joint les actes aux menaces en déposant cette offre pour T-Mobile US. Pour un concurrent de Free réagissant dans Les Echos, il est évident que les dirigeants d’Iliad "ne pourront pas jouer sur tous les tableaux."
 
Le marché des télécoms a d’ailleurs mal accueilli l’offre d’Iliad. Pour Xavier Niel, "on est tous sanctionné car les perspectives de consolidation s’éloignent."
 
Il estime néanmoins que même si son groupe rachetait le quatrième opérateur américain, "en France nous pourrons toujours acheter des petits morceaux de Bouygues Télécom si Orange décide de renégocier. Tout dépendra du prix."