La Fédération Française des Télécoms rejoint la fronde anti-Google

En rejoignant l’OIP, l’Open-Internet Project, la Fédération Française des Télécoms, qui regroupe Bouygues SFR, Orange et la plupart de MVNO (mais pas Free), compte bien faire peser de tout son poids la résistance à la superpuissance Google.

Considérant que le Vice président à la Concurrence Joachim Almunia s’apprête à conclure un accord jugé "clairement insuffisant", la FFT annonce ce jour son ralliement à l’OIP, une structure qui compte plus de 400 acteurs européens du numerique.

Pour Olivier Sichel, co-fondateur de l’Open Inter Project :"l’adhésion de la FFTélécoms, c’est le symbole de la crédibilité acquise par l’OIP dans sa lutte contre les abus de position dominante en matière numérique. Elle sera un atout décisif dans les actions que nous allons mener pour défendre un internet concurrentiel et dynamique."

Du côté de Pierre Louette, secrétaire général de la FFT "si la FFTélécoms rejoint l’OIP, c’est qu’elle partage avec cette initiative une volonté commune : promouvoir une industrie responsable et innovante au regard de la société, en luttant en particulier contre toute situation ou tentative d’abus de position dominante."

L’intérêt de la FFT est notamment de dénoncer les "pratiques agressives d’optimisation fiscales" des géants mondiaux de l’internet. Pour la FFT s’appuyant sur une étude de 2011 du cabinet Greenwich, les géants de la toile ont payé "22 fois moins d’impôts sur les société que ce qu’elles auraient dû."

Pour la FFT, qui dénonce depuis longtemps l’attitude des géants de l’internet concernant la fiscalité quand celle des télécoms ne cesse d’augmenter, c’est "à Bruxelles que se joue l’avenir de l’internet européen".

Une des actions menées à ce jour par l’Open Internet project est le lancement de Google Observer une plateforme collaborative consistant à répertorier systématiquement les pratiques de Google sur son moteur de recherche, "que ces pratiques soient bonnes ou mauvaises."