Déploiement FTTH : la question du financement des derniers mètres chez l’abonné n’est pas résolue

Déploiement FTTH : la question du financement des derniers mètres chez l’abonné n’est pas résolue
 
Opérateur d’infrastructure, Covage est une entreprise qui déploie essentiellement de la fibre optique avant de laisser ses clients opérateurs, la commercialisation du services auprès des entreprises et particuliers.
 
Intérrogé par nos confrères de Silicon, Pascal Edmond, directeur commercial pour Covage estime que l’enjeu "se trouve sur le FTTH pour tous en dehors des zones denses et moyennement denses couvertes par les accords de mutualisation entre opérateurs."
 
Néanmoins dans les zones moins denses, l’opérateur d’infrastructure soulève la question "du financement du raccordement des derniers mètres chez l’abonné" laquelle n’est selon lui toujours pas résolue. 
 
"L’opérateur ne veut pas prendre en charge les coûts de plusieurs centaines d’euros, la collectivité non plus qui estime avoir déjà payé le réseau… Ce qui manque, c’est l’engagement des opérateurs nationaux à utiliser ces infrastructures et à consacrer les moyens commerciaux pour affirmer leur volonté de commercialiser leurs services sur ces réseaux."
 
Egalement amené à réagir sur la fusion SFR-Numéricable qui ne privilégieraient pas le FTTH mais le câble comme technologie de très haut débit fixe, Pascal Edmond note que si Numericable fait basculer les clients SFR sur le câble, il y aura bien une concurrence entre deux infrastructures. Il estime ainsi que si "Orange veut garder ses clients et en gagner d’autres, il devra offrir une qualité de service supérieure à la concurrence." Pour lui, la fusion SFR-Numericable est "un point positif" car elle va mettre en concurrence la qualité des réseaux dans les zones très denses et pourrait également déborder dans les zones AMII.
 
Enfin, face à ceux qui comme Free préconise une montée en débit notamment via le déploiement massif du VDSL, Pascal Edmond juge que "les collectivités qui adoptent cette stratégie prennent 10 ans de retard. Parfois elles n’ont pas le choix mais elles doivent en être conscientes."