Grâce à la baisse du prix du mobile, l’ARCEP a fait autant que le gouvernement pour la compétitivité des entreprises

Grâce à la baisse du prix du mobile, l’ARCEP a fait autant que le gouvernement pour la compétitivité des entreprises
 
Jean Ludovic Silicani était auditionné ce matin par la Commission des affaires économiques de l’Assemblée Nationale. A cette occasion, il a tiré un bilan socio-économique de l’arrivée du quatrième opérateur mobile. 
 
Le Président de l’ARCEP a rappelé que les prix du mobile avaient baissé de 40% entre 2011 et 2013 pour les particuliers. Mais ce ne sont pas les seuls à en avoir bénéficié. Il a également indiqué que cela avait représenté 20% d’économies pour les entreprises sur leur budget télécommunications, soit 3 milliards d’euros. « Presque autant que le crédit impôt compétitivité en 2013 » a-t-il glissé, montrant ainsi que l’ARCEP avait fait autant pour la compétitivité des entreprise grâce à l’arrivée de Free Mobile que le gouvernement. Un petit tacle volontaire ou non à Arnaud Montebourg qui conteste régulièrement les choix de l’ARCEP
 
Outre les particuliers et les entreprises, Jean Ludovic Silicani a également précisé que la baisse des tarifs avait également profité aux services publics (hôpitaux, universités, etc.), mais n’a pas donné de chiffres exacts quant aux gains apportés.
 
Conséquence de cette forte baisse des prix, la baisse du chiffre d’affaires des opérateurs « qui est passé d’un peu plus de 40 milliards d’euros il y a 3 ans à un peu plus de 35 milliards d’euros aujourd’hui, soit une baisse de 12% du chiffre d’affaires »
 
Le Président de l’ARCEP a expliqué que « cela a entraîné une baisse des marges, mais ces marges restent suffisantes pour investir. Et cet investissement est resté en 2013 au niveau record qu’il avait atteint en 2011 et 2012. Il est supérieur à 7 milliards d’euros (investissement dans les réseaux, hors achat de fréquences) » Jean Ludovic Silicani a insisté sur le fait que cet investissement record n’avait jamais été atteint de toute l’histoire des télécoms. Une des conséquences très visible de cet investissement record est la vitesse plus importante que prévue à laquelle la 4G a été déployé, a-t-il précisé.
 
 
Sur la question de l’emploi, le président de l’ARCEP a concédé qu’il n’y avait pas eu d’amélioration. « Il y avait un tendance à la baisse depuis les années 2000, d’environ 3000 emplois par an, qui a été stoppée en 2010, 2011 et 2012. Durant ces trois années l’emploi a un peu remonté puis a rebaissé depuis 2013. On est revenus en 2013 au niveau de l’emploi de 2009 »  Et de comparer avec la situation aux Etats Unis « 500 000 emplois supprimés dans les télécoms en quelques années ». Jean Ludovic Silicani a expliqué que cette tendance se constate partout en Europe : baisse des prix, du chiffre d’affaires et de l’emploi.