Comparatif Sensorly : “la France n’a rien à envier aux Etats-Unis en terme de 4G”

Comparatif Sensorly : “la France n’a rien à envier aux Etats-Unis en terme de 4G”

Sensorly n’est pas présent qu’en France, ainsi l’application de mesure des couvertures et débits mobiles se retrouve également dans les pays suivants :

Afrique du Sud, Allemagne, Algérie, Arabie Saoudite, Argentine, Australie, Autriche, Belarus, Belgique, Bosnie-Herzégovine, Brésil, Canada, Chine, Corée du Sud, Côte d’Ivoire, Croatie, Chypre, Danemark, Emirats Arabes-Unis, Espagne, Etats-Unis, Finlande, France, Ghana, Grande Bretagne, Grèce, Hongrie, Islande, Inde, Indonésie, Irlande, Israel, Italie, Japon, Kirghizistan, Liban, Luxembourg, Madagascar, Malaisie, Malte, Mexique, Maroc, Pays-Bas, Nouvelle Zélande, Norvège, Palestine, Philippines, Pologne, Portugal, République Tchèque, Roumanie, Russie, Serbie, Singapour, Slovaquie, Slovénie, Suède, Suisse, Thaïlande, Tunisie et Turquie.

Cependant, et d’après les membres de l’équipe Sensorly, le meilleur débit relevé via l’application a été mesuré en France. Cocorico ! 

Selon le dernier rapport d’Ericsson, en 2019, les abonnements 4G LTE représenteront 85 % du marché en Amérique du Nord contre 30 % en Europe. Beaucoup vantent le modèle américain et ses 4 opérateurs, sa force d’investissement contre l’émiettement du marché Européen. Qu’en est-il vraiment ?

Pourtant au regard des données relevées par Sensorly, "les opérateurs Français n’ont rien à envier aux Etats-Unis." Si selon les classements des débits relevés par l’application Sensorly, la moyenne haute en 4G en France commence à 30 Mbits, seuil minimal du Très Haut Débit Mobile selon l’ARCEP, aux Etats-Unis cette moyenne haute a été abaissée à 12 Mbits, la 4G des opérateurs américains ne dépassant jamais les 50 Mbits.

Nous avons ainsi pris pour exemple la plus grande ville des Etats-Unis en population, New-York et ses 8 millions d’habitants, et une ville moyenne, San Francisco qui représente 800 000 habitants.

A l’arrivée pour l’opérateur Sprint, quatrième opérateur du pays, si la couverture 4G LTE de ces deux villes est très confortable, question débit, c’est la douche froide, plus de la moitié de la superficie mesurée dans les deux villes ne dépasse pas les 5 Mbits de débits. Seuls 14 % de la superficie mesurée dépassent les 12 Mbits à New-York et 21 % à San Francisco. 

 

 Pour T-Mobile, 3 ème opérateur, la situation s’améliore largement avec 55 % de la surface mesurée de la ville de New-York est supérieur à 12 Mbits, reste les 45 % restants sont inférieurs à ce débit. A San Francisco les résultats sont similaires avec 66 % de tests supérieurs à 12 Mbits.

 

En comparaison avec la capitale Parisienne, qui représente 2.2 millions d’habitants, la situation est incomparable pour les 3ème et quatrième opérateur Français. Si Bouygues est second en nombre d’antennes et premier sur la couverture, les débits au sein de la capitale oscillent majoritairement entre 10 et 30 Mbits. Ces données seraient donc intégrées dans la valeur haute des opérateurs américains et représenteraient 85 % du territoire mesuré.

Même topo pour le quatrième opérateur dont la couverture moindre présente des débits plus fort, là encore selon les calculs américains, la 4G de Free Mobile représenterait 88 % du territoire mesuré.