Pour Xavier Niel, Monaco Télécom ne sera pas un Free plus cher

Pour Xavier Niel, Monaco Télécom ne sera pas un Free plus cher

Interrogé par le Magazine Monaco Hebdo, Xavier Niel, nouvel actionnaire majoritaire de Monaco Télécom dévoile ses projets concernant Monaco Télécom.

 
A peine arrivé, Xavier Niel est plein de promesse pour l’opérateur du rocher. Il souhaite ainsi faire, avec ses associés Olivier Rosenfeld et Michael Boukobza, d’anciens associés de chez Free, "l’opérateur de rêves, l’opérateur parfait".
 
Il estime que le seul opérateur monégasque se doit d’offrir "une expérience complète, parfaite" à ses abonnés : "il faut qu’ils repartent de Monaco en se disant que Monaco Télécom fournit le meilleur service possible."
 
L’opérateur se doit selon lui d’être la plateforme mondiale de l’innovation dans les télécoms. Il va donc dans les prochains mois se charger de transformer l’opérateur qui se contentait du monopole dans la principauté en un "laboratoire extrêmement avancé des technologie des télécoms."
 
Pour lui Monaco Télécom aurait du "être le premier opérateur à proposer la 4G" estimant que son arrivée sur le marché du très haut débit mobile s’est faite deux ans trop tard.
 
Du côté des offres, Xavier Niel souhaite "reprendre toutes les offres, les imaginer, les penser et revenir dans les mois qui viennent en améliorant les offres et en les rendant plus désirables […] et en inventant des offres qui n’existent pas sur un nombre de sujets."
 
Il n’est donc pas au programme pour lui de reprendre les offres de Free à la sauce Monaco : "s’il s’agit de répliquer les offres qui existent au delà des frontières en les vendant plus cher ca ne peut pas marcher longtemps."
 
Pour lui, "il n’est pas normal qu’en étant à Monaco, je n’ai pas envie de m’abonner chez mon opérateur national et que j’aille chercher un opérateur au delà des frontières." Il veut désormais que ses abonnées aient l’impression "d’en avoir toujours plus."
 
De quoi satisfaire l’autre actionnaire de Monaco Télécom, le gouvernement de la principauté qui annonce après la validation du nouvel actionnaire, qu’il "ne voulait pas d’un pur financier, quelqu’un qui n’aurait pas la même logique économique et industrielle que peut avoir M. Niel".
 
Pour le conseiller aux finances de la principauté, s’il y a bien eu plusieurs candidats sur ces 15 derniers mois de négociations, "aucun autre dossier n’était aussi abouti" que celui du fondateur de Free.
 
Source : Monaco Hebdo