SFR-Numericable : le processus de fusion s’achèvera fin 2014, début 2015

SFR-Numericable :   le processus  de fusion s’achèvera fin 2014, début 2015
Alors que le choix de Vivendi pour revendre SFR à Numericable est intervenu ce week-end, les futurs mariés ont déjà un ordre d’idée quant au calendrier de fusion. 
 
Pour Hervé Philippe, directeur financier de Vivendi, il estime que la clôture de la transaction pourrait intervenir "à la fin 2014" si le dossier ne présente pas de difficulté pour l’Autorité de la Concurrence. A défaut, "il y a un risque que cela soit clôturé seulement au début 2015."
 
Néanmoins du côté de Numericable on se veut confiants. Eric Denoyer, PDG de Numericable estime que cela "devrait bien se passer" pour obtenir toutes les autorisations nécessaires de l’Autorité de la Concurrence, l’ARCEP et peut-être le ministère de l’économie : "de bonne fois nous pensons qu’il n’y a pas de problèmes particuliers."
 
Numericable a également lancé aujourd’hui son processus de consultation des élus du personnel qui devrait s’achever "avant l’été".
 
Du côté de SFR, le PDG de SFR a annoncé que ce même processus donnera lieu à des réunions cette semaine dans toute la France pour "présenter plus en détail ce projet d’accord" et répondre aux questions des salariés notamment sur les "inquiétudes légitimes qui s’expriment concernant la protection de l’emploi." 
 
Une fois ces deux étapes franchies, Eric Dénoyer annonce qu’ils passeront ensuite "à la phase opérationnelle de mise en oeuvre du projet industriel." Au programme la disparition de la marque Numericable au profit de SFR.
 
La route et longue avant d’achever ce processus de fusion, d’autant que Bouygues pourrait tout faire pour ralentir ce processus en utilisant les voies juridiques. L’actionnaire majoritaire d’Altice, Patrick Drahi qui se prépare "depuis 7 ans " à ce scénario serait "déçu que cela prenne autant de temps pour obtenir les autorisations." Il dénonce la lenteur du processus français quand il "n’a fallu que 35 jours à Bruxelles pour donner son feu vert" à un projet similaire en Allemagne.
 
Mais en France, selon une célèbre fable de La Fontaine "patience et longueur de temps font plus que force ni que rage." Bouygues en a fait les frais dans ces négociations.