L’intersyndicale SFR prend acte des engagements de Bouygues et Altice

L’intersyndicale SFR prend acte des engagements de Bouygues et Altice

L’intersyndicale se réjouit surtout que « le mieux disant social et le maintien de l’emploi deviennent un objet de concurrence entre les deux groupes candidats à la reprise », et attend que ces engagements soient concrétisés par « un accord signé par les différentes parties sur la base des propositions qu’elle a faites dans son projet du 25 mars » dont nous vous faisions l’écho dans cet article. Pour l’intersyndicale, le maintien de l’emploi, des périmètres, des statuts et des conditions de travail doivent être au coeur de l’avenir de SFR.

L’intersyndicale SFR souhaite que « Vivendi fasse le meilleur choix du le meilleur projet, le plus sécurisant pour l’emploi, parmi les 3 à l’étude : Altice, Bouygues ou l’introduction en bourse de SFR », et appelle également le gouvernement « à concrétiser par les moyens qui sont les siens, le maintien dans l’emploi dans le secteur des télécommunications pour que les salariés de la filière ne soient pas comme d’autres, victimes de la spéculation financière ».

Saison 4 – épisode 4… de la série Scène de ménage – le rachat de SFR

Pour rappel, suite à l’appel des syndicats de l’opérateur en vente de ne pas licencier pendant 48 mois, Bouygues et Numericable ont finalement fait une contre-proposition couchée sur papier et envoyée aux syndicats.

Du côté de Numericable, le groupe de Patrick Drahi a pris des engagements mercredi dernier. Ces derniers prévoient de ne pas licencier pendant 36 mois, tout en se laissant néanmoins la possibilité de revenir sur cet engagement "en cas de revirement de l’environnement économique". Cette période de 3 ans débuterait dès la fin de la période de négociations exclusives avec Vivendi. Face à Patrick Drahi, Martin Bouygues. Ce dernier a déposé une contre-offre aux syndicats qui prévoit également 36 mois sans licenciement, « sans ambigüité ». Ce délai de 3 ans démarrerait du coté de Bouygues, à compter de la signature de l’accord de rapprochement.