Bouygues chercherait encore à améliorer son offre sur SFR pour s’assurer de la victoire

Bouygues chercherait encore à améliorer son offre sur SFR pour s’assurer de la victoire

Pour Bouygues, la dernière offre faite à Vivendi pour le rachat de SFR est presque sa dernière chance de survie dans ce monde de télécoms devenu très concurrentiel depuis l’arrivée de Free. C’est pourquoi il est primordial de mettre toute les chances de son coté. Sa deuxième proposition faire à Vivendi améliorait déjà le versement de cash de 1,85 milliards d’euros et baissait la participation de Vivendi à 21,5% dans le nouveau groupe SFR/Bouygues Télécom.
 
Bouygues le sait bien, ce qui compte pour Vivendi c’est de sortir au plus vite de SFR et donc c’est l’offre qui proposera le plus de cash et la plus petite participation dans le nouveau groupe qui sera la plus susceptible d’être choisie.
 
Ce message a été reçu 5/5 par le groupe de BTP et c’est pourquoi, selon des informations rapportées par Reuters, il serait-en train d’améliorer son offre, en cherchant de nouveaux investisseurs, ce qui permettrait d’augmenter le cash versé à Vivendi tout en faisant baisser sa participation dans le nouvel ensemble. Bouygues "est en train d’envoyer un dossier à un large spectre d’acteurs, de banques, d’assureurs et de sociétés de capital-investissements", a expliqué une source proche du dossier à Reuters. "Désormais, nous sommes à la recherche de davantage d’investisseurs pour améliorer encore la partie en numéraire et offrir à Vivendi une sortie rapide", a-t-elle ajouté. Interrogé par la Tribune, le groupe Bouygues a confirme qu’il « travaille de façon à donner l’option à Vivendi au closing, de vendre plus d’actions de la nouvelle entité si Vivendi le souhaite. »
 
Le journal économique a interrogé des analystes sur ce que pourrait être cette offre améliorée et 2 scénarios se dessinent. Bouygues pourrait proposer « une offre intégralement en cash » estime un de ces analystes, ce qui supposerait que Bouygues trouve environ 2 milliards d’euros Un autre scénario pourrait être « une participation ramenée à 5% ou 10% du capital » estime un autre analyste.