Rachat de SFR : “le processus légal devrait prendre du temps” estime l’AFUTT

Rachat de SFR : “le processus légal devrait prendre du temps” estime l’AFUTT

C’est l’actu de ce début mars. Vivendi devrait examiner et sans doute se prononcer vendredi sur le sort des deux propositions de rachat par Bouygues et Numericable de sa filiale SFR.

Pourtant, pour Jacques Pomonti ,président de l’AFUTT, l’Association Française des Utilisateurs de Télécommunications, les consommateurs ne sont pas prêts de voir le changement. Même si Vivendi donnait une réponse vendredi, "le processus légal devrait déjà prendre du temps, mais il ne faut pas oublier toute la logistique" annonce le président de l’AFUTT.

En effet, une fois le scénario choisi par Vivendi, le projet mariage de Numericable ou celui de Bouygues Télécom devra passer devant l’Autorité de la Concurrence, l’ARCEP, recevoir un avis du gouvernement. Seulement à ce moment , la structure qui rachètera SFR pourra mettre en place son plan de fusion/rachat ou mariage. Pour lui, il ne faut pas compter avant le 1 er semestre 2015 avant d’en voir les premiers changements concrets.

Du côté des consommateurs, quelques engagements ont d’ores et déjà été pris par les deux candidats au rachat : les abonnés SFR conserveront leur numéro et les conditions de leur abonnement au moins jusque 2016. Pour Jacques Pomonti, les abonnées SFR "ne devraient qu’être gagnants de cette opération." En effet, les abonnés SFR sont, selon lui, les abonnés qui paient le plus cher au vu des services inclus dans leurs forfaits. Pour Jacques Pomonti, le mariage de SFR était la seule issue possible :

"Depuis deux ans et demi, il y a une guerre des tarifs – car c’est le terme exact – qui est très forte et qui s’est faite au détriment de SFR". L’opérateur a eu énormément de mal à se relever de l’apparition de Free sur le marché.

Les abonnés de Free vont également profiter de ce retour à trois opérateurs si c’est le scénario de Bouygues qui est choisi par SFR.

En effet, pour Jacques Pomonti, il n’y a pas que le prix qui soit important pour le client : "ils veulent aussi de bons services et des infrastructures de qualité." Bouygues revendant ses antennes à Free, Jacques Pomonti estime que Free pourra bénéficier "d’une solide base d’infrastructure et rattraper son retard technologique." Les abonnés Free devrait donc selon lui être les grands gagnants de cette opération.

En revanche pour Bouygues Télécom, qui couvre aujourd’hui plus de territoire que sa promise SFR, la question du changement de réseau et de sa nouvelle couverture 4G se posera également. Un sujet sur lequel l’AFUTT annonce qu’elle sera très attentive aux changements.

Source : JDD