Pour NSN et Ericsson, la 5G en Europe en 2020 “est un horizon raisonnable”

Pour NSN et Ericsson, la 5G en Europe en 2020 “est un horizon raisonnable”

La 4G est seulement en cours de développement en Europe, et en particulier en France, que les équipementiers pensent déjà à la 5G.

Huawei hier organisait le sommet 5G@Europe à Munich, Ericsson et Nokia Siemens Solution réagissent aujourd’hui dans les colonnes de nos confrères de ZDNet.

La Commission Européenne s’est déjà saisi du sujet pour rattraper son retard sur l’Amérique du Nord et l’Asie. Ayant fixé un objectif de lancement commercial pour 2020, la Commission Européenne a lancé un partenariat public privé appelé 5G PPP et présidé par NSN, "Un horizon qui parait tout à fait raisonnable" à l’équipementier finlandais. Il se refuse néanmoins à énoncer, comme l’a fait Huawei hier, "un calendrier précis".

Pour Ulrich Dropmann, Responsable de la normalisation chez Nokia Solutions and Networks, ce projet doit permettre de "s’assurer que les projets développés par les industriels soient cohérents. L’objectif est d’éviter de se marcher sur les pieds tout en évitant les espaces vides et que l’Europe soit une locomotive"

En revanche, du côté d’Ericsson, Viktor Arvidsson, Directeur de la Stratégie et des Affaires Réglementaires, "la multiplicité des initiatives" est profitable à "un cadre unique, rigide lourd et chronophage" il avertit néanmoins qu’il faudra que le développement de la 5G "reste cohérent collectivement".

Pour lui, la transition se fera en douceur en commençant "d’abord par améliorer la 4G à travers l’agrégation de fréquences (LTE-A) qui nous permet de poser les briques de la 5G." Selon lui, la 5G sera surtout "une évolution de la 4G" sans "rupture technologique".

Des questions réglementaires restent néanmoins en suspend chez les deux équipementiers. Pour NSN, "les incertitudes restent très nombreuses". La question des bandes de fréquences utilisées par les terminaux et attribuées par les Etats aux opérateurs reste cruciale. Pour NSN, c’est un travail minutieux qui se fera "pays par pays". Il faudra néanmoins aller "au delà des 5Ghz pour une propagation adaptée et une disponibilité globale." L’équipementier évoque même l’utilisation de plusieurs bandes de fréquences associées.

Ericsson de son côté fait de "l’harmonisation globale des fréquences" attribuées aux opérateurs par les différents pays de l’UE, sa revendication principale. Pour lui c’est la bande des 700 Mhz qui "a vraiment vocation à servir la 5G". NSN de son côté estime que cette bande doit être en revanche réservée à la 4G.

Une bande de fréquence qui en France est utilisée par la TNT, et qui pourrait être mis aux enchères par le gouvernement français aux opérateurs aux alentours de 2016. Free Mobile, s’était déclaré très intéressé par cette bande de fréquences prochainement disponible.

Si l’Europe veut atteindre cet objectif dans les temps, elle devra très prochainement ces questions afin d’éviter de retomber dans ses travers et prendre du retard sur les autres continents.

Source : Zdnet