Stéphane Richard : “la taille du marché français ne justifie pas quatre opérateurs”

Stéphane Richard : “la taille du marché français ne justifie pas quatre opérateurs”

Interrogé par L’Invité des Echos, Stéphane Richard, PDG d’Orange, candidat à sa propre succession en juin 2014, est revenu sur les différents sujets chauds pour l’opérateur parmi lesquels les rumeurs de consolidation d’Orange avec Deutsche Télécom ou avec Free Mobile.

Pour lui, "tout le monde a pris conscience qu’il y avait trop d’opérateur en Europe" et a fortiori en France : "ma conviction, c’est que la taille de la France ne justifie pas quatre opérateurs et qu’un jour ou l’autre, on verra une consolidation."

Pour lui, il faut s’attendre à un vaste mouvement de rapprochements entre opérateurs en Europe, renforcée par la menace d’arrivée sur le marché d’AT&T, America Movil. En France, Stéphane Richard estime que les négociations sont déjà en marche notamment entre SFR et Bouygues Telecom. Pour autant, le rapprochement des opérateurs n°2 et n°3 du marché ne veut pas nécessairement dire un rapprochement entre Orange et Free Mobile :

"On a pas ce type de discussions avec Free. On est le plus gros opérateur, on a le meilleur réseau depuis trois ans sur l’ensemble des critères, on a beaucoup moins intérêt que les autres de vouloir mutualiser nos réseaux. On a ce contrat d’itinérance avec Free pour encore deux ou trois ans. D’ici deux ou trois ans, on verra comment ça évolue."

Autre dossier brûlant : la publication d’une étude polémique de l’UFC Que Choisir, la semaine passée. Cette dernière accusait les opérateurs de dégrader volontairement la 3G pour inciter à migrer en 4G. Stéphane Richard met en cause le travail effectué par l’UFC Que Choisir, il parle même d’études "bâclées" : " l’UFC que Choisir nous donne depuis quelque temps l’image de travaux qui sont bâclés. Ces accusations sont sans fondement. On n’a jamais dégradé volontairement la qualité de notre réseau 3G. C’est impensable d’imaginer ça !"

Le PDG de l’opérateur, imagine tous les scénarios pour répondre aux accusations de l’institut des consommateurs, y compris la possibilité de porter plainte.