Mutualisation des réseaux : une très bonne nouvelle pour Free Mobile

Mutualisation des réseaux : une très bonne nouvelle pour Free Mobile
Il y a quelques semaines, Bouygues Télécom et SFR annonçaient leur projet de mutualisation de leurs réseaux. Malgré les apparences, il s’agit en réalité d’une très bonne nouvelle pour Free Mobile, ainsi que l’explique le journal Les Echos.
 
Tout d’abord, du fait du rapprochement des réseaux de Bouygues Télécom et SFR, le calendrier de « l’extinction de l’itinérance » qui devait être appliqué à Free Mobile, ne le sera probablement pas. 
 
Ensuite, cela va pousser Orange à s’allier avec Free Mobile, son partenaire légitime, pour mutualiser son réseau. « L’opération SFR-Bouygues change la dynamique entre Free et Orange. Alors qu’ils avaient été les premiers à se rapprocher avec l’itinérance, ils sont devenus le couple qui ne s’est pas choisi. On sent un flottement. » note un protagoniste dans Les Echos. « Pour la baronnie du réseau chez Orange, c’est psychologiquement compliqué de partager le réseau en France, souligne un opérateur. Mais l’ensemble SFR-Bouygues aura probablement le meilleur réseau de France, et le moins cher, ce qui lui permettra de remporter les marchés de gros et d’itinérance internationale… cela fait réfléchir. »
 
Free Mobile et Orange semblent déjà en accord sur un point : la part du réseau mutualisé par rapport à celui détenu en propre. « Du côté de Free et d’Orange, on considère que chaque opérateur doit couvrir seul 60 % de la population, la mutualisation n’étant envisageable que pour les 40 % restant. SFR, Bouygues et l’Arcep préféreraient maximiser l’efficacité économique du partage de réseau en inversant les proportions et en permettant une mutualisation sur 60 % de couverture de la population. » rapporte Solveig Godeluck dans Les Echos. Une répartition qui devrait être précisée prochainement par l’Autorité de la concurrence.
 
Mais au delà d’un rapprochement naturel avec Orange, Free Mobile pourrait également choisir de s’allier au duo SFR-Bouygues Télécom. Dans tous les cas, Free Mobile disposant d’un plus petit nombre d’antennes comparativement aux autres opérateurs, son calendrier de déploiement devrait être révisé. En effet, comme le souligne le journal Les Echos, "Il n’y a pas de sens à ce que le petit dernier des opérateurs installe des antennes pour les démonter deux mois après"
 
Source : Les Echos