Neelie Kroes estime que “c’est bien la fin des tarifs d’itinérance à l’international”.

Neelie Kroes estime que “c’est bien la fin des tarifs d’itinérance à l’international”.

 La Commissaire Européenne en a fait la priorité du reste de son mandat qui s’achèvera dans six mois, Neelie Kroes est en guerre avec le principe même du roaming. De passage à Paris pour la clôture de "l’Innovation Week", elle revient dans les colonnes du Monde sur sa proposition de paquet télécoms.

 
Pour Neelie Kroes, la commission européenne n’a pas cédé aux revendications des opérateurs, ce paquet télécoms sonne bien le glas des tarifs d’itinérance à l’international. "2014 est une première fenêtre de tir pour les opérateurs qui souhaitent y aller progressivement en proposant d’abord des offres à leur client. En 2016, il n’y aura plus de roaming."
 
Face à la levée de bouclier des opérateurs, la commissaire européenne aux télécoms maintien son opposition estimant que le "roaming est quelque chose de dépassé. […] Tant que les tarifs sont hauts, les consommateurs éteignent tout simplement leur smartphone quand ils sont en dehors de leur pays."
 
Neelie Kroes estime donc que l’argument du manque à gagner, même s’il s’agit de marge pure, ne fonctionne plus. Elle se défend néanmoins de proposer des mesures encore en faveur des consommateurs, mais au contraire "pour aider le secteur et sortir l’Europe de la récession."
 
Son projet de marché unique veut faire tomber les frontière nationales entre les pays européens, "l’idée c’est d’avoir un marché unique avec moins de bureaucratie, la même licence valable partout en Europe, des enchères pour les fréquences plus cohérentes d’un pays à l’autre avec un calendrier plus harmonieux" explique-t-elle
 
Faire tomber les barrières n’implique pas la mort de nombreux opérateurs. Les critiques qui estiment qu’il y a trop d’opérateurs en Europe ne sont pas sur la même longueur d’ondes que la commissaire aux télécoms,qui préconise de grands acteurs forts qui cohabitent avec des acteurs plus petit. 
 
A 72 ans, la commissaire reste "contre les interdictions et les barrages".
 
Merci à Clotis 67