Xavier Niel : « c’est l’innovation qui fait Free, pas le low-cost »

Xavier Niel : « c’est l’innovation qui fait Free, pas le low-cost »

Dans un long entretien avec le magazine suisse Bilan, Xavier Niel, 76 ème homme le plus riche d’Europe, fondateur et actionnaire majoritaire de Free nous livre sa vision de l’économie et sa stratégie pour l’opérateur : « c’est l’innovation qui fait Free, pas le low-cost ! »

Au sein de l’opérateur, il n’est que le directeur de la stratégie. L’un de ses bureaux se situe au milieu des électroniciens. « ici nous concevons tout le Hardware de notre Freebox et quelques équipements de notre réseau. Nous somme un des seuls opérateurs du monde à créer ses équipements jusqu’à ses propres circuits. » Lecteur Blu-Ray, wifi, boitiers CPL, tout est crée en interne avec un seul mot d’ordre : l’innovation.

Une devise pour Free et une vision globale de l’économie pour Xavier Niel : « pour que cela réussisse dans les entreprises françaises on a surtout besoin de nouveaux entrepreneurs, de nouveaux talents. C’est ce cocktail qui fait le succès de Free. L’establishement économique préfère trop souvent le confort des oligopoles au mouvement qui peut naitre de l’innovation. »

Des jeunes talents qu’il s’efforce de soutenir à titre personnel en les tirant vers le haut pour relancer un ascenseur social qu’il estime en panne. Ecole 42, soutien des jeunes entrepreneurs via les Business Angel du fond d’investissement Kima Ventures ou de #101 projets, Xavier Niel s’engage beaucoup avec pour seul objectif « de transformer des découvertes ou concepts en produits ou services utiles et attractifs qui changent la vie des gens .» Un engagement personnel qu’il n’utilise pas au profit de Free. Seuls deux ou trois entreprises soutenu par Kima Ventures travaillent réellement avec l’opérateur.

Si l’internationalisation de son entreprise est tentante comme en Belgique, ou son investissement personnel au sein de l’opérateur Israëlien Golan Telecom, Xavier Niel garde les pieds sur terre : « On a eu une croissance de 50 % l’année dernière et de 30% cette année. Pour le moment, la croissance c’est en France.