L’effet Free Mobile s’est fait ressentir sur les prix : -11,4% en 2012 dit l’ARCEP

L’effet Free Mobile s’est fait ressentir sur les prix : -11,4% en 2012 dit l’ARCEP
L’ARCEP vient de rendre publics les résultats provisoires pour 2012 de l’observatoire des marchés des communications électroniques en France. Une année qui aura vu de gros bouleversement puisque c’est au début de celle-ci qu’a été lancé Free Mobile
 
Le premier fait marquant est que les abonnés à un forfait ont bénéficié d’une baisse des prix de 12,6 % en 2012. Si l’ampleur de ce recul diffère selon les profils, les prix des services mobiles diminuent significativement pour l’ensemble des profils post-payés. 
 
L’ARCEP note que l’arrivée de Free Mobile, proposant exclusivement des offres sans subvention a généré une forte pression concurrentielle sur ce segment de marché et donc une baisse de prix importante (-28,4 %) pour les clients utilisant ces offres ne comprenant pas l’achat d’un terminal. Cependant, l’apparition du nouvel entrant a également accru la concurrence sur le marché des offres avec subvention, les consommateurs arbitrant entre la souscription d’une offre avec subvention du terminal et celle d’une offre sans terminal, avec éventuellement, dans ce cas, l’achat d’un téléphone
 
 
La baisse des prix est d’autant plus forte que les consommateurs utilisent intensément les services vocaux : -15,5 % pour les gros consommateurs, -13,4 % pour les consommateurs moyens et -9,0 % pour les petits consommateurs. La démocratisation des offres d’abondance pour les services vocaux a largement profité aux gros consommateurs tandis que l’apparition de forfaits dédiés aux petits consommateurs a permis la reprise du recul des prix (-8,2 %) pour ce segment de clientèle, qui avait connu une hausse de prix en 2011 (+1,4 %).
 
 
Les prix reculent de 8,0 % pour les utilisateurs de cartes prépayées (marché sur lequel Free Mobile n’est pas présent) après s’être stabilisés en 2011 : cette diminution des prix s’explique par l’apparition de cartes incluant des composantes d’abondance pour les services vocaux et les SMS en 2012 ; la baisse des prix est également liée à l’apparition de cartes sans durée de validité, permettant aux plus petits consommateurs de lisser leur consommation et de réduire leur dépense.
 
En comptabilisant les forfaits et les carte pré-payées, la baisse des prix est de 11,4% en 2012 en moyenne annuelle.
 
Forte croissance des volumes et baisse du revenu des opérateurs
 
Le revenu des opérateurs de communications électroniques atteint 50,9 milliards d’euros en 2012 (-3,3%, une partie de ce recul s’expliquant par la baisse des tarifs des terminaisons d’appels). Le seul marché des clients finals représente 42,0 milliards d’euros en 2012 (-4,1% en un an), dont 39,0 milliards pour les seuls services de communications électroniques (hors revenus des terminaux et équipements, annuaires, etc.) en recul de 4,4% en un an. Cette baisse concerne à la fois les revenus des services fixes et mobiles.
 
A l’inverse, les indicateurs de trafic montrent une consommation accrue de services, notamment mobiles. Au total, le volume de trafic atteint 231,2 milliards de minutes en 2012 (+13,3 milliards de minutes par rapport à 2011). Le volume de SMS envoyés au cours de l’année 2012 s’élève à 183,1 milliards de messages. Le volume de données consommées au départ des réseaux mobiles est de 95 500 teraoctets, soit une croissance de 67,1% par rapport à 2011. Enfin, le trafic de téléphonie mobile croît de 13,6% par rapport à l’année 2011.
 
 
Le marché de détail se caractérise ainsi par une baisse des revenus en valeur, par une forte croissance des volumes et par une baisse des prix. Ainsi, pour le marché résidentiel en métropole, l’Autorité évalue la baisse des prix des services mobiles, en 2012, à 11,4% et à 28,4% pour les seules offres de services sans terminal.