Galaxy S4 : accident ou pénurie volontaire après seulement 24 heures ?

A peine 24 heures après son lancement, certains opérateurs américains font déjà état d’un report de lancement. Le numéro 3 américain de la téléphonie, Sprint, annonce même qu’ "en raison de problèmes imprévus de stocks chez Samsung, nous serons légèrement retards dans notre lancement du produit."

Bourde du service livraison de Sprint ? Le numéro 4 du marché américain T-Mobile évoque également des "délais imprévus pour la livraison des stocks."

Avons-nous droit à un nouveau phénomène iPhone 5 ? On pourrait penser que pour ce genre d’appareil high-tech à forte valeur ajoutée, ( aux alentours de 650 € pour un Galaxy S4) la création d’une pénurie (volontaire) pourrait stimuler le système d’offre et de demande, justifiant le prix et entretenant le "buzz" autour de la sortie du terminal.

Samsung USA aurait, selon Les Echos, d’ailleurs reconnu qu’ "en raison d’une demande mondiale pour le Galaxy S4, la demande initiale pourrait être limitée." Si par cette démarche, Samsung démontre que son terminal est déjà un succès, parce qu’on "se les arrache" et qu’ils "se vendent comme des petits pains", Samsung se veut néanmoins rassurant, histoire de ne pas froisser sa clientèle : " Nous nous attendons à compléter les stocks pour satisafaire la demande dans les prochaines semaines."

En France, le calendrier reste quasi inchangé, du côté de Free, le terminal peut être commandé de la même manière que n’importe quel téléphone proposé sur la plateforme en ligne, sans aucune information quant aux délais de livraison. Du côté d’Orange il est disponible "en pré-commande" pour une livraison à compter du 26 avril. Bouygues Télécom l’annonce "bientôt disponible". SFR il est le seul à l’afficher comme déjà "indisponible", promettant d’avertir leur client "dès disponibilité".

T-Mobile aux Etats-Unis a par contre pris le parti de le reproposer à l’échelle nationale qu’à partir "du 15 mai, quand nous recevrons des stocks supplémentaires de Samsung."

Si "tout vient à point qui sait attendre", cela reste surprenant que des géants de la téléphonie, respectivement n°1 et n°2 mondiaux, puissent se laisser prendre par une pénurie de leur produit phare "sans faire exprès"….

Source : Les Echos