Persona Non Grata en France, Huawei poursuit sa tournée Européenne.

 Après l’Italie la semaine dernière, l’équipementier chinois Huawei débarque à Monaco. Coup sur coup c’est deux contrats avec le troisième opérateur italien Wind et Monaco Télécom qui sont décrochés par l’entreprise chinoise en vue de leur déploiement du très haut débit mobile.

Début avril, on vous annonçait que le gouvernement Français pourrait interdire les équipements télécoms chinois pour des questions "de défense nationale". En cause également, la préservation d’Alcatel-Lucent, l’équipementier français qui connait quelques difficultés financières. Le gouvernement français réfléchirait à un projet de loi télécoms disposant d’un volet cybersécurité très contraignants pour les équipementiers chinois soumis à un agrément.

Du côté de Bruxelles, on grince également des dents, le commissaire européen Karel de Gucht souhaiterait une hausse des tarifs des équipementiers chinois et d’une limitation de part de marché. En Allemagne, les équipements chinois sont exclus des appels d’offres concernant les réseaux universitaires. En Angletterre, Huawei a du montrer patte-blanche à Scotland Yard pour faire certifier la cyber-sécurité de son réseau. Il donne même accès à son code-source aux services secrets Britanniques. 

Pourtant le groupe Huawei fait tout pour donner des garanties, le patron de la sécurité du groupe depuis 2010 n’est autre que l’ancien directeur des services informatiques du gouvernement britannique.

Protectionnisme occidental ou réelle menace, le conflit qui les oppose ressemble à un remake de guerre froide du numérique. 

 

Source : Les échos