SFR : Mobilisation contre le plan de départs volontaires.

«Gagé-dé Ready, la nouvelle offre SFR pour gage-dé tous ses employés», c’est le slogan qu’ont arboré tous les employés sur leur tee shirt à l’occasion de leur mobilisation hier dans toutes les villes concernés par les départs volontaires.
 
Nantes, Lille, Metz, Bordeaux, Lyon, Toulouse, Aix-Marseille étaient mobilisés, 300 manifestants avaient fait le déplacement jusqu’au siège de l’ opérateur sous les bannières syndicales de l’Unsa, la CFDT, la CFR-CGC et la CGT.
 
«On nous a offert plusieurs justifications pour ce plan : d’abord, ça a été Free, puis la situation économique, et maintenant on nous dit : "moins on est nombreux, mieux on travaille"», «Cela fait trois-quatre ans que nous sommes sans projet d’entreprise. Free, on savait ce qui allait se passer» sont tout autant de commentaires recueillis hier par 20 minutes.
 
Mais il n’y a pas que les départs volontaires, les reclassements des emplois en régions sont aussi à l’origine de la contestation syndicale. 60 % des effectifs sont concernés :
«Il y a un problème d’approche. On leur parle de mobilité géographique contrainte alors que notre métier est justement basé sur le développement du travail à distance»
La majorité des employés ont donc le choix, partir volontairement ou partir dans un reclassement de mobilité géographique. 
«Ensuite la notion de volontariat signifie qu’il faut avoir le choix de rester ou partir, avec l’assurance d’un reclassement interne et d’une formation. Pour cela, nous demandons au moins 15 mois pour être reclassé. Ou sinon, faire le choix de partir. En gardant en tête, que «dans les télécoms, l’emploi est carbonisé»
 
SFR, qui avait prévu un plan de départ volontaire de 1123 postes, devra faire plus qu’un "accompagnement individualisé des départs volontaires" pour faire taire les syndicats. Car s’il s’agit d’une journée "test", ce n’est qu’un début, les syndicats vont continuer le combat. La CGT partisane d’une grève illimitée devra convaincre ses camarades également prêts à poursuivre la mobilisation devant le siège de Vivendi.
 
«Nous avons déjà été reçus à Bercy et à notre surprise, la ministre Fleur Pellerin considère que sous les 1.000 départs, le plan est raisonnable.» Un plan qui pourrait passer à 5000 emplois selon Stéphane Roussel, PDG de SFR, si Bouygues Télécom obtient le droit d’utiliser la 4G sur la bande des 1800 MHz… Voilà des déclarations qui ne rassureront pas la mobilisation syndicale….
 
Source : 20minutes.