Taxe Google : Fleur Pellerin prône le dialogue.

Taxe Google : Fleur Pellerin prône le dialogue.

 
Quelques jours après, la menace de Google de ne plus référencer les médias français, si une loi imposait leur rétribution systématique, Fleur Pellerin s’est exprimée sur les différentes positions prises sur la "Taxe Google" et a plaidé pour une « discussion apaisée » entre les parties : 

 
« Je suis tout à fait favorable à ce qu’une discussion s’engage (…) une discussion apaisée pour voir de quelle manière les éditeurs et Google pourraient se mettre d’accord sur un arrangement y compris financier pour le référencement des articles. S’il peut y avoir un accord de gré à gré entre les organisations représentatives des organismes de presse et la société Google, ce serait évidemment bien mieux que d’aller alimenter des polémiques ou d’entrer dans des combats judiciaires .»

 
La problématique est ancienne : il s’agit pour les éditeurs qui estiment que leurs contenus sont indirectement exploités par Google et consorts, de partager les revenus qui en découlent.
La "taxe Google" dite égalmement "Lex Google" s’appliquerait au titre des "droits voisins", sous-entendus voisins des droits d’auteur, chaque fois qu’un internaute consulterait un article de presse à partir d’un moteur de recherche, ce dernier devrait reverser une redevance.

 
C’est dans ce contexte que Google a annoncé jeudi qu’il déréférencerait les sites concernés si une telle ponction était mise en place.

 
En Belgique l’an dernier, où la justice avait entériné les demandes de rétribution des éditeurs, en guise de représailles, Google avait cessé de pointer sur leurs publications. En trois jours seulement, les médias belges sevrés de lecteurs avaient cédé.

 
Au Brésil, les éditeurs ont abandonné Google News : les 145 titres membres de l’Association nationale des journaux brésiliens ont quitté le service d’agrégation d’actualité de Google l’an dernier. Et un premier bilan montre que ce changement n’est pas désastreux en termes d’audience : en moyenne, les journaux auraient perdu 5 % de trafic. Mais, du coup, les internautes auraient davantage tendance à se rendre directement sur le site média en évitant la case moteur.
 

Source : Znet