La remise à plat des subventions mobiles profiterait indirectement à Free Mobile

La remise à plat des subventions mobiles profiterait indirectement à Free Mobile

Avant même d’être sur le terrain judiciaire, le sujet du subventionnement du mobile devient de notoriété publique. Free a en effet attaqué SFR sur ce terrain reprochant à l’opérateur une concurrence déloyale. Bonne aubaine ou pas, le cabinet Cepheid Consulting a fait le point sur le sujet et souligne l’opacité du dispositif et surtout ses abus dans certains cas.

 
Selon ZDnet, cette étude n’a pas été commandée par Free Mobile (pour étayer sa plainte) ou par un autre acteur du marché. Il s’agit cependant d’une analyse réalisée suite à l’annonce de la plainte du nouvel entrant.
"Les opérateurs n’ont pas toujours été les champions de la lisibilité tarifaire, et il a longtemps été difficile de distinguer dans le prix de l’abonnement la part du service et la part du terminal. Cependant, la mise en œuvre d’offres sans engagement, SIM only, ou encore découplant le prix de l’abonnement du prix du mobile a installé plus de transparence, même si l’arrivée de Free a radicalisé l’approche", souligne Issam Balaazi, analyste dans ce cabinet.
Le cabinet note que le client ne connait jamais la part de subvention sur sa facture et il est fréquent que le système perdure même si les sommes sont déjà remboursées. Clairement, la part réservée au subventionnement continue au delà de deux ans ce qui amène le client a remboursé plus que nécessaire sans qu’il le sache.

 
Le principal abus se retrouve dans les forfaits subventionnés avec un terminal d’entrée de gamme. Pour preuve, SFR, l’opérateur attaqué par Free, propose un abonnement de 24 mois à 13 euros par mois, le mobile ’S by SFR 116’ est facturé 9,90 euros. Le même abonnement proposé à 10 euros par mois est associé au même terminal mais vendu 24,90 euros.
"Dans cet exemple, si nous parlions de taux d’intérêt, nous distinguerions un client avec un « capital » initial de 9,90 euros d’un client avec un apport de 24,90 euros ce qui reviendrait à lui proposer un financement de 15 euros sur une période de 24 mois avec une mensualité de 3 euros par mois : le taux d’intérêt pratiqué serait alors de 237%… Ce qui pourrait effectivement être qualifié « d’abusif » pour un taux d’intérêt", avance Cepheid Consulting.

 

Ainsi, la remise à plat des subventionnement permettrait de changer les habitudes des consommateurs et faciliterait les résiliations car ce sont bien les subventions qui sont la force des opérateurs historiques : 90% des mobiles vendus en France le sont.

 

Source : Zdnet