Vers la fin du subventionnement mobile en France ?

Vers la fin du subventionnement mobile en France ?

Hier, Orange a annoncé une baisse de ses forfaits mobiles. Au-delà de cette baisse tarifaire avoisinant les 20%, l’opérateur a également revu ses contrats en réservant les subventionnements des terminaux aux clients souscrivant des contrats de deux ans. L’idée est donc de concentrer les contrats de 24 mois sur des offres haut de gamme.

 
Si l’illimité au prix bas devient un standard du fait de la polarisation du marché impliqué par l’arrivée de Free Mobile, Orange estime qu’il doit désormais faire face à un marché à deux vitesses. « Plus de 90% de nos clients prenaient des forfaits de 24 mois » a justifié a expliqué Alice Holzman, la directrice marketing grand public d’Orange France. Mais « si les gens insistent pour prendre un forfait de 12 mois, on leur accordera une subvention » a-t-elle corrigé par la suite : une nuance impliquée par la loi qui oblige les opérateurs a proposer des forfaits à 12 mois d’engagement. Dans ce cas de figure, Orange contourne les obstacles légaux puisque le subventionnement du mobile reste encore intéressant pour une partie des consommateurs.
 

Ainsi, le choix est simple, le SIM Only ou l’engagement 24 mois ! Au-delà de la stratégie d’Orange sur le subventionnement mobile, l’exemple des Etats Unis et de l’Espagne montre une autre tendance, celle de la baisse du subventionnement.
L’agence Fitch souligne que les subventions de terminaux représentent environ 15% du chiffre d’affaires des opérateurs et que les Américains ont diminué ce coût en créant des frais supplémentaires de 30 à 35 dollars pour renouveler son téléphone, « ce qui a permis de ralentir le rythme de renouvellement des abonnés. ».

 
En France, Bouygues suit le pas d’Orange sur le sujet faute de mieux. Compte tenu de la percée de Free, le subventionnement du mobile est peut être, à court terme, une solution. Cela dit, l’engagement rend prisonnier le consommateur. En période de crise, ce simple fait pourrait changer la donne. La liberté a un prix !

 

Source : La tribune