Suppression d’emploi : Le syndicat patronal des centres d’appel accuse Free Mobile

Suppression d’emploi : Le syndicat patronal des centres d’appel accuse Free Mobile


L’ouragan Free Mobile n’en finit pas de faire parler de lui. Même si les économistes indiquent que Free Mobile aurait une influence positive sur l’emploi de façon indirect ne serait ce parce que ses faibles tarifs augmentent le pouvoir d’achat, nombreux sont ceux qui redoutent une baisse des postes dans le secteur des communications.

 
Jean Ludovic Silicani a fait ses comptes, il estime que Free Mobile devrait détruire jusqu’à 10 000 emplois chez ses concurrents. Le président de l’autorité des télécoms a tout de même relativisé : "l’ordre de grandeur cité par les analystes pourrait être de 5000 à 10.000 emplois supprimés en brut", car ce chiffre ne tient pas compte des emplois éventuellement créés par Free. Compte tenu du nombre d’employés dans le secteur des télécommunications en France, ce chiffre s’approche des départs en retraite des employés tous les deux ans.

 
Le syndicat patronal des centres d’appel fait lui aussi ses comptes et estime que l’arrivée de Free dans le secteur des télécoms pourrait « dégrader la situation du secteur de la relation client à distance ». C’est en tout cas l’estimation de son président, Laurent Uberti qui a estimé aux micros d’Europe 1 qu’entre "5.000 et 10.000 emplois (sur les 64.000 salariés en France, ndlr) pourraient être détruits en France sur l’année prochaine" dans les centres de relation clients. Et la cause de ces suppressions de poste serait directement imputable à Free Mobile.

 
Free Mobile pourrait dégrader la situation du secteur de la relation client :
Free Mobile est accusé par le SP2C de « déstabiliser les opérateurs historiques ». Ainsi, en conséquence, ceux-ci seraient obligés de faire des coupes drastiques notamment dans les centres d’appels. Free « se positionne sur un modèle économique extrêmement tendu et met de côté les problématiques de services » a déploré Laurent Uberti.

 
Free Mobile bouleverse le marché français c’est un fait, il fait plier la stratégie des opérateurs historiques français, fait tomber des têtes. Avec peu de boutiques, Free joue le jeu commercial de la vente dématérialisée pour réduire ses coûts. Cependant, concernant le service après vente, Free embauche et promet encore des emplois. Pour simple exemple Free Mobile étend son centre d’appel sur Paris et créer de nouveaux plateaux. Mobipel, le centre d’appel alloué à la hotline de Free Mobile sera composé de 1000 salariés à terme.

Finalement, l’argument rejetant la faute sur Free Mobile est un peu facile.