Avicca : Les investissements d’Iliad/Free dans le FTTH ont diminué de 19% l’an passé.

Avicca : Les investissements d’Iliad/Free dans le FTTH ont diminué de 19% l’an passé.


Le patron de SFR débarqué, 200.000 clients mobiles perdus en moins de deux mois, des tarifs orientés à la baisse, des estimations de diminution du résultat brut d’exploitation de 500 millions d’euros en 2012, après une année 2011 en baisse… Dans ce contexte, l’Avicca se demande quelle va être la stratégie de Vivendi sur le FTTH et ses lourds investissements.

 
Nous vous en parlions hier, Vivendi, la maison mère de SFR a décidé de mettre en place un plan de réorganisation et des mesures d’urgences pour faire face à ses difficultés. Il s’agit surtout d’agir au niveau de l’emploi. Dans ces conditions, l’Association des Villes et Collectivités pour les Communications électroniques et l’Audiovisuel se demande si SFR va poursuivre les déploiements privés qu’elle a annoncé et le co-investissement avec France Télécom.

"Le nombre d’abonnés gagné par l’ensemble des opérateurs français sur le FTTH au dernier trimestre 2011 s’élève à 27.000. En parallèle, combien ont changé d’opérateur au premier trimestre 2012 ? Des centaines de milliers ! Toute l’attention des opérateurs est focalisée sur le mobile. Pour preuve, les investissements d’Iliad/Free dans le FTTH ont diminué de 19% l’an passé. Tout un symbole, pour celui qui avait lancé le mouvement du côté des opérateurs privés ! " expliquait le président de l’Avicca dans son discours d’ouverture du colloque du 19 mars dernier.

 
L’avicca souligne également que la fragilité de l’édifice du Programme national Très haut débit est ainsi mise en lumière. L’objectif est de 70% des lignes à construire d’ici 2020. Les prises les moins chères, souvent à moins de 300€, sont réservées au privé, et le public est cantonné aux prises à coût élevé, souvent plus de 1.000€. Entre les deux, des prises à environ 500€, que le secteur privé a déclaré en intentions d’investissements… entre 2015 et 2020. Comme s’ils maîtrisaient leurs budgets en 2018 alors qu’ils doivent tout réorienter dès 2012… Il en résulte que malgré un investissement considérable, l’initiative publique ne construira donc pas un nombre élevé de prises dans les prochaines années. Si l’initiative privée n’est pas au rendez-vous, on sera quantitativement très loin de l’objectif.

Les industriels ont déjà pointé des investissements orientés à la baisse début 2012, sans parler des à-coups extrêmement préjudiciables à l’emploi et à l’outil industriel.