Le prix du dégroupage devrait baisser en janvier, mais de façon négligeable

Le prix du dégroupage devrait baisser en janvier, mais de façon négligeable

Réclamé depuis longtemps par les opérateurs alternatifs, le tarif de gros du dégroupage, qui coûte aujourd’hui 9 euros par ligne, devrait subir une légère baisse de l’ordre de 20 à 25 centimes, soit 2,5%. Selon La Tribune (version papier), qui rapporte l’information, cette baisse sera annoncée la semaine prochaine par France Télécom et s’appliquera au 1er janvier de cette année. Plus faible que prévue, cette baisse fera économiser aux opérateurs alternatif 20 millions d’euros par an. 
 
Autant dire que ce n’est pas à la hauteur de leurs espérances. Et outre les opérateurs alternatifs, des voix s’élèvent contre ce que certains estiment être une rente pour l’opérateur historique. En octobre dernier, La commissaire européen Neelie Kroes a proposé de faire baissé le coût de l’accès à la boucle locale cuivre. Elle estime que si les opérateurs historiques n’investissent pas suffisamment dans la fibre, c’est par ce qu’ils profitent de la rente issue du réseau cuivre. Si la moyenne des tarifs de gros de cette boucle locale est de 8,69 euros, il existe de gros écarts entre les pays, de 5,21 euros en Lituanie à 12,41 euros en Irlande. Or « la Commission n’est pas convaincue que ces différences importante entre les pays puissent s’expliquer uniquement par des variations de couts sous jacents ». Elle a lancé à cet effet deux consultations publiques sur les conditions d’accès à la boucle locale.
 
Lors d’un débat mercredi sur le financement public du très haut débit organisé par un sénateur UMP, le professeur d’économie Laurent Benzoni est également revenu à la charge : « Le coût de la boucle locale de France Télécom calculé par l’ARCEP est surévalué d’environ 2,5 euros par mois et par ligne ».
 
Dans tous les cas, la baisse du tarif de la boucle locale ne sera pas répercutée sur le prix que payent les abonnés, ça n’a jamais été le cas jusqu’à présent. Elle pourrait toutefois éviter certaines hausses à l’avenir si de nouvelles taxes venaient s’abattre sur le secteur des Télécoms. 

Source : La Tribune