OVH : des innovations et une stratégie payante

OVH, la société qui propose des solutions de téléphonie et d’hébergement à internet a le vent en poupe. En quelques années, la petite société du Nord de la France a traversé l’Atlantique.

 
Créée à Roubaix il y a douze ans, l’entreprise fondée par Octave Klaba en 1999 est maintenant un opérateur télécom a part entière. Plutôt destinée au marché des entreprises, un abonné sur cinq est tout de même un particulier. Et pourtant, l’opérateur ne fait pas dans le triple play. Avec son offre internet et téléphone, la société loue comme les autres la boucle locale à France Télécom tout en cherchant à déployer massivement ses propres infrastructures : un modèle également choisi par Free.

 
Le groupe roubaisien qui compte déjà 7 à 8 millions de clients à son offre d’hébergement de sites Web a cherché, dès 1999 à déployer ses propres infrastructures. L’hébergeur a alors dessiné lui-même ses serveurs lames. Pour encastrer un maximum de serveurs dans une même armoire, Octave, son frère et son père ont créé eux-mêmes leurs serveurs lames, puis créé une petite chaîne de montage pour la découpe et l’assemblage. Plus pratique et surtout moins volumineux, la stratégie s’est avérée payante notamment grâce à un système original de refroidissement.
Pour refroidir ses serveurs, OVH intègre dans ses armoires un circuit d’eau froide qui permettant d’économiser les coûts important de refroidissement. Une économie considérable puisque le business des datacenters est essentiellement une histoire de gestion de l’énergie.
 
En 2004, OVH a acquis son premier local et est allé encore plus loin en utilisant la fraicheur d’une rivière souterraine pour refroidir ses systèmes, ses serveurs et son entreprise. Depuis, OVH a ouvert 5 centres. Depuis 7 ans, la société familiale a commencé à construire son infrastructure de transport en France et dans le monde (14 filiales en Europe et en Afrique). Le groupe, qui a déjà dépassé les 100 millions d’euros de chiffre d’affaires cette année et connaît des taux de croissance de 35-40 %, a prévu d’investir 55 millions d’euros en 2011.

 
Source : Les Echos