Free et les autres alternatifs ne pourront pas proposer « l’Internet social » en zone non-dégroupées

Free et les autres alternatifs ne pourront pas proposer « l’Internet social » en zone non-dégroupées
 
Nous vous rapportions récemment que l’Internet à tarif social à 23 euros par mois ne sera pertinent que dans les zones non-dégroupées puisque des tarifs moins chers existent déjà dans les zones dégroupées. Mais un problème de taille va se présenter aux opérateurs alternatifs dans les zones non-dégroupées puisque une offre à ce tarif serait déficitaire.
 
PC Inpact a contacté plusieurs FAI alternatifs qui tiennent tous les même discours. L’un d’eux explique que le coût mensuel pour un abonné non dégroupé est de « 12,47 € par mois pour la ligne + 3,9 € par mois pour la composante débit pour l’accès + 30 euros par Mbps consommé par l’abonné. Donc hors consommation, c’est 17,87 euros HT », en comptant l’amortissement de l’accès au service facturé 54 euros par France Télécom. « On est déjà à marge négative si le truc doit être vendu 20 euros TTC. » précise ce contact.
 
Ce sont bien sûr les tarifs de gros de France Télécom qui sont en cause puisque non compatible avec une offre à 23 euros. Dans ces conditions, seul Orange/France Télécom pourra proposer l’Internet social dans les zones non-dégroupées. Un FAI explique que « la structure des tarifs de gros ne permet pas de faire ce tarif partout. On ne peut pas se permettre de ne pas être financièrement sain. (…) On n’est pas en économie dirigée. L’offre sociale d’accord, mais seulement si les conditions le permettent. »
 
Free et les autres opérateurs alternatifs ne pourront donc pas proposer ce type d’offre dans les zones dégroupée. « Rien dans nos cahiers des charges ne nous obligent à répondre positivement aux demandes économiquement irréalistes des pouvoirs publics » précise un des FAI contacté par PC Inpact. 
 
Une situation qui n’inquiète visiblement pas le gouvernement puisque Eric Besson a indiqué que « le Gouvernement a saisi l’Autorité de la concurrence le 7 mars 2011. Elle a rendu son avis le 29 juin 2011, dans lequel elle a défini les conditions dans lesquelles ce tarif social pouvait être mis en oeuvre, notamment l’absence de services audiovisuel dans l’offre sociale. Ces conditions sont respectées."
 
Source : PC Inpact