Free Mobile : Le champion de la distribution dématérialisée sera-t-il contraint à ouvrir de nombreux Free Center ?

Free Mobile : Le champion de la distribution dématérialisée sera-t-il contraint à ouvrir de nombreux Free Center ?


Le président de La Poste a confirmé que l’offre de l’opérateur virtuel mobile du groupe serait lancée avant fin mai sous la marque « La Poste Mobile ». Jean Paul Bailly en attend un chiffre d’affaire en 2015 de 500 millions d’euros pour 2 à 2,5 millions de clients. Pour réaliser cet objectif, La Poste pourra profiter de son réseau de distribution de 10 000 bureaux et du réseau SFR pour entrer sur le marché du mobile.

 
En mai, La Poste débarque donc dans le mobile et d’ici le début de l’année prochaine, Free Mobile y fera également son entrée. En réponse, Orange, SFR et Bouygues Télécom modernisent leurs boutiques mais Free n’a pas l’intention d’investir massivement dans un réseau de distribution. Le fournisseur d’accès devrait se contenter d’ouvrir à minima quelques boutiques.

 
A contrario, les opérateurs mobiles historiques estiment que le réseau de distribution de La Poste est un atout de taille, un enjeu clé, aussi important que l’innovation ou la guerre des prix. En effet, 60% des ventes de téléphonie mobile en France sont réalisées dans les boutiques des trois grands opérateurs.
« Pour preuve, Free, qui n’a pas de magasins, a commencé a perdre des parts de marché sur l’ADSL quand SFR s’est mis à distribuer la Neufbox dans son réseau de boutiques et quand Bouygues Telecom a vendu sa Bbox dans ses boutiques » explique un analyste du marché. 

 
Si 6 nouvelles boutiques vont voir rapidement le jour, Free ne remet pas en cause son modèle de distribution via internet beaucoup moins coûteux. Dernièrement, Xavier Niel a confirmé une baisse des prix significative pour ses forfaits Free Mobile. Avec un coût de distribution physique estimé à 100€ par abonnement, on comprend pourquoi Free préfère la dématérialisation.
Pour l’instant, Free se contente de tester le marché et pourrait, si nécessaire racheter un réseau de distribution susceptible d’être cédé comme celui d’Avenir Télécom ou celui de la Comareg.

 

Source : Le Figaro Economie