Augmentation des tarifs Free : la faute à Hadopi ?

Augmentation des tarifs Free : la faute à Hadopi ?

 
En cette fin d’année, Free n’aura laissé personne indifférent : c’est indéniable. En un seul mois, Free a su museler la concurrence avec le lancement de la Freebox Révolution mais a aussi déçu certains Freenautes en annonçant l’augmentation de ses tarifs.

 
On attendait la taxe Sarkozy-Baroin, c’est finalement une hausse de 1,99€ cachée derrière « l’option TV » qui a vu le jour le 28 décembre dernier. On s’y perdrait presque !
La hausse des tarifs concerne l’ensemble des abonnements et provoque déjà une levée de boucliers de la part de la communauté freenaute.

 

Une hausse "inéluctable" pour les abonnés en zone non dégroupée :

 

Selon Free, la loi Hadopi rendait « inéluctable » une hausse des tarifs :

« Lorsque la loi a un impact sur l’utilisation des réseaux, elle a aussi nécessairement un impact sur leur facturation. Avec la loi Hadopi, qui tend à substituer le P2P par des services centralisés, les FAI ressentent une augmentation de leurs coûts en bande passante, particulièrement dans les zones non dégroupées. Ce qui aurait justifié selon Free, à terme, l’augmentation des tarifs de ses abonnements qui s’est produite à l’occasion de l’augmentation de la TVA. »

 

Autrement dit, la Hadopi implique une diminution du Peer to Peer et une hausse des services de direct download comme MegaUpload. Avec un trafic essentiellement descendant (du téléchargement) qui coûte beaucoup plus cher aux FAI que les échanges de fichiers décentralisés, la hausse était inévitable selon Free. D’autant que l’augmentation des coûts est encore plus sensible pour acheminer les données vers les abonnés situés en zone non dégroupée, où le FAI n’est pas propriétaire du réseau qu’il exploite.
 
Ainsi, "du fait de l’explosion de la consommation (merci Hadopi) en non dégroupé, le mouvement tarifaire était inéluctable", explique ce matin Alexandre Archambault, le directeur des affaires réglementaires de Free.

 
Source : Numérama