Prison Valley : les superproductions voguent sur le web-documentaire

Prison Valley : les superproductions voguent sur le web-documentaire


Apparus en 2008 avec notamment le célèbre documentaire « Le Corps incarcéré » un récit multimédia qui a obtenu le grand prix du web documentaire, l’idée est de proposer à l’internaute un sujet mêlant plusieurs supports visuels (image, vidéo, texte…). Prison Valley illustre l’univers carcéral à travers le témoignage de plusieurs détenus.

 
Associé aux grands reportages, Arte, Canal +, l’agence Capa, Le Monde interactif s’associent au genre. La dernier web-doc a été présenté jeudi dernier, il s’intitule « Prison Valley », il est le résultat de l’association entre Arte et la société de production Upian pour un budget de 200 000 €.

 
Loin des aprioris, dans ce type d’illustration, l’info n’est pas banalisée, l’internaute accède à un grand nombre d’informations (statistiques, photos, cartes…) et profite d’un support ludique. Il reste cependant un média à part et ne bénéficie pas encore d’une audience suffisante pour accrocher les enseignes publicitaires.

 
Sans l’apport financier d’Arte Tv (70 000€), du Centre national du cinéma (90 000 €) et celui d’Upian (60 000 €), « Prison Valley » n’aurait pu être produit. Si la recette de ce nouveau genre journalistique n’est pas encore rentable, le Monde.fr s’est doté d’une cellule pour en envisager ses aboutissants.

 
Le format est pourtant attractif mais son modèle économique est fragile. Interviewé dans les colonnes de 20 minutes, Alexandre Brachet avance l’idée d’une diffusion sur le net et sur les réseaux audiovisuels dans le cadre de reportages sur la thématique même si « le web-doc ne doit pas devenir le simple complément du reportage télé ». Prison Valley a été vendu à l’international et sera diffusé sur Arte le 12 juin à 16h30.

 

 

 

 

Le road-movie de David Dufresne et Philippe Brault fait de l’internaute un acteur dans le sens où il participe à l’enquête. Pensant 58 minutes, l’internaute fait le choix de s’égarer dans le porte folio ou choisit de regarder le documentaire d’un trait. Le genre éveille les consciences, stimule les sens…

Source 20 minutes