Free veut fusionner ses centres d’appels dans une nouvelle entité « Free Assistance », la CGT saisit la justice
Un projet de fusion des centres d’appels de Free bascule sur le terrain judiciaire. Dévoilé et dénoncé en février par la CGT Telecoms, il est désormais contesté en justice par ce même syndicat.
Une réorganisation interne jusqu’ici peu détaillée se précise chez Free. La CGT Telecoms a révélé en février dans un communiqué passé inaperçu, un projet de fusion des centres d’appels de l’opérateur autour d’une nouvelle structure. Free prépare ainsi le rassemblement de ses centres d’appels de Marseille, Bordeaux et Paris avec le centre de management MCRA (filiale d’Iliad en charge de la Relation Abonné de Free). L’ensemble doit ensuite être fusionné avec la société Protelco, autre filiale du groupe Iliad, pour donner naissance à une structure unique baptisée « Free Assistance ». Ce montage, dévoilé en interne fin 2025 selon le syndicat, entraînerait la disparition de l’actuelle Union Économique et Sociale (UES). La CGT affirme que cette nouvelle organisation regrouperait environ 3 200 salariés au sein d’une seule entité.
Le syndicat dénonce notamment un impact direct sur la représentation du personnel : « il ne resterait plus que les 21 élus titulaires de Protelco pour défendre l’ensemble des 3 200 collaborateurs répartis sur tout le territoire, et ce jusqu’aux prochaines élections à l’automne 2027.» Il évoque également un « plan social déguisé » et des risques sur les conditions de travail. Face à ce projet de fusion, la CGT Telecoms a saisi la justice, révèle ce 14 avril le quotidien régional La Marseillaise. À ce stade, la direction de Free n’a pas réagi publiquement.