6G : les opérateurs français pourraient de nouveau avoir besoin des fréquences de la TNT
L’Europe étudie l’utilisation des basses fréquences pour garantir une couverture optimale de la 6G.
La 6G ne devrait pas arriver avant 2030, mais sa préparation s’accélère déjà en Europe. Connect Europe et la GSMA ont publié une feuille de route préliminaire pour orienter l’utilisation du spectre radioélectrique. Si plusieurs bandes sont à l’étude, les fréquences basses apparaissent comme un enjeu important pour garantir une couverture efficace du futur réseau mobile.
Les bandes sous les 700 MHz, clés pour la couverture 6G
Parmi les pistes envisagées, la bande 470 – 694 MHz, actuellement utilisée par la TNT en France, pourrait jouer un rôle majeur dans la 6G. Ces fréquences basses présentent un avantage déterminant : elles permettent de couvrir de larges zones géographiques et d’améliorer la réception à l’intérieur des bâtiments. Elles seraient ainsi essentielles pour assurer une couverture homogène du territoire, notamment dans les zones rurales.
Toutefois, leur utilisation pour la 6G implique un préalable important : le déplacement de la TNT vers d’autres fréquences. Une opération complexe, qui nécessitera une coordination à l’échelle nationale et européenne. Ce type de réorganisation n’est pas inédit. La bande 700 MHz, autrefois utilisée par la TNT, a déjà été réallouée aux réseaux mobiles.
En France, cette transition avait commencé en 2016 avec une évolution de la norme de diffusion, avant un basculement progressif entre 2017 et 2019. Elle a permis de renforcer les réseaux 4G puis 5G, notamment en matière de couverture. Ce précédent montre que la migration est possible, mais qu’elle s’inscrit dans un calendrier long et nécessite d’importants ajustements techniques.
En parallèle, des bandes plus élevées, comme celles situées autour des 6 GHz et au-delà, sont également envisagées pour la 6G, et ce de longue date. Elles permettraient d’apporter des débits plus élevés et de répondre aux usages les plus gourmands. Mais leur portée plus limitée renforce l’importance des fréquences basses, indispensables pour garantir une expérience homogène sur l’ensemble du territoire.
Source : via Alloforfait