Ibou explorer : Xavier Niel investit dans un chouette projet de moteur de recherche boosté à l’IA
La start-up normande Babbar lance son moteur de recherche et attire Xavier Niel.
Installée à Évreux, la start-up Babbar franchit une nouvelle étape avec le lancement en bêta de son moteur de recherche Ibou Explorer. Un projet ambitieux, qui vise à proposer une alternative souveraine aux géants du web, et qui séduit déjà des investisseurs de poids, dont Xavier Niel, récemment entré à son capital.
Fondée en 2019 par Sylvain Peyronnet et Guillaume Pitel, Babbar s’est spécialisée dans l’indexation du web. Avec Ibou Explorer, la jeune pousse dévoile une première version de son moteur, dédiée aux recherches d’actualité. Accessible prochainement sur navigateur web ainsi que via des applications mobiles Android et iOS, cette version bêta doit encore évoluer grâce aux retours des utilisateurs. L’objectif est clair : proposer une expérience plus qualitative en mettant en avant des sources fiables, issues de médias et de créateurs de contenu.
Un moteur souverain axé sur les sources
Contrairement à de nombreuses solutions basées sur l’intelligence artificielle générative, Ibou entend replacer les sources au cœur des résultats. Son algorithme, entièrement conçu en interne, privilégie la qualité et la transparence de l’information. Avec cette approche, Babbar ambitionne de construire un moteur de recherche français, indépendant des grandes plateformes américaines comme Google.
Le lancement actuel ne constitue qu’une première étape. Selon l’entreprise, une version complète du moteur Ibou est attendue d’ici la fin de l’année. Elle intégrera notamment une recherche d’images ainsi qu’une dimension conversationnelle, portée par les avancées récentes des modèles de langage. Pour financer son développement, Babbar prévoit de s’appuyer sur la publicité et la commercialisation de son index auprès d’autres entreprises.
Avec une équipe de 14 personnes, dont cinq chercheurs en algorithmie, la start-up s’attaque à un marché dominé par des acteurs disposant de moyens colossaux. Mais selon ses dirigeants, les progrès rapides des modèles de langage rendent désormais ce type de projet plus accessible.
Source : Le Journal Des Entreprises