Les rumeurs sur l’achat de matériel chinois par Free Mobile sont infondées selon Huawei

Les rumeurs sur l’achat de matériel chinois par Free Mobile sont infondées selon Huawei

 

 

La polémique avait été lancée en mai dernier par Jean Bernard Levy dans Capital. Tout était bon à l’époque pour empêcher que Free n’obtienne la 4ème licence mobile, et le président du directoire de Vivendi lançait dans les magazine les propos suivants « Sur le terrain, il me revient que Free envisagerait de n’acheter que du matériel chinois financé par la Banque nationale d’exportation chinoise. Est-ce bien opportun au moment où Alcatel rencontre tant de difficultés ? »

Des propos qui font tache puisque La Tribune rapportait au début du mois que selon ses informations « le groupe chinois Huawei a remporté il y a quelques semaines un contrat pour fournir de nouvelles stations de base à SFR [NDLR filiale de Vivendi] dans deux régions du sud de la France. Pour ces deux marchés, SFR se fournissait auparavant chez Nokia Siemens Networks. Les équipements vendus par Huawei permettent de faire à la fois de la téléphonie mobile de deuxième et de troisième génération. ». La Tribune rappelait également que « Neuf Télécom, depuis racheté par SFR, avait également été l’un des premiers fournisseurs d’accès à Internet français à utiliser des équipements Huawei dans le fixe. »

Depuis l’annonce de l’obtention de la 4eme licence, Free s’est exprimé sur le sujet. Xavier Niel annonçait dans le Figaro « Pour le cœur de réseau, nous retiendrons un équipementier européen (Ericsson, Nokia ou Alcatel-Lucent). Les équipements de cœur de réseau représentent de 20 % à 30 % de l’investissement total et une grande part de l’intelligence du réseau. Pour la partie antennes, nous retiendrons les meilleurs équipements au meilleur prix avec la préoccupation de bâtir une infrastructure durable. »

Aujourd’hui c’est au tour de l’équipementier visé, en l’occurrence Huawei, de démentir,sur le site LeMagIT, la rumeur lancée par le président de Vivendi "En ce qui concerne les rumeurs de recours supposé de Free à du matériel Huawei pour la construction du réseau 3G, elles ne sont pas fondées. Dans l’état actuel des choses, rien ne permet aujourd’hui de dire que le nouvel opérateur se fournira chez l’un ou l’autre des équipementiers présents sur le marché »