Quand SFR blâme Free de vouloir acheter chinois, la situation se retourne contre lui

En mai dernier, dans le magazine Capital, Jean Bernard Levy le président du Directoire de Vivendi, accusait Free de vouloir se fournir en matériel chinois s’il devait obtenir la 4eme licence mobile : « En fait, les prix des communications mobiles et des Texto baissent chaque année, et les prix en France sont très inférieurs à la moyenne européenne. La décision du gouvernement d’attribuer une nouvelle licence me paraît donc surprenante. D’autant que celle-ci ne permettrait de couvrir que 20% de la population, alors que nous avons des obligations de couverture nationale. Veut-on que les Français aient des tarifs différenciés selon l’endroit où ils habitent ? Sur le terrain, il me revient que Free envisagerait de n’acheter que du matériel chinois financé par la Banque nationale d’exportation chinoise. Est-ce bien opportun au moment où Alcatel rencontre tant de difficultés ?"

La mauvaise foi des opérateurs mobile actuels vis-à-vis de l’arrivée d’un nouvel acteur n’est plus à démontrer, et une fois de plus, elle se révèle au grand jour. La Tribune rapporte en effet que selon ses informations « le groupe chinois Huawei a remporté il y a quelques semaines un contrat pour fournir de nouvelles stations de base à SFR dans deux régions du sud de la France. Pour ces deux marchés, SFR se fournissait auparavant chez Nokia Siemens Networks. Les équipements vendus par Huawei permettent de faire à la fois de la téléphonie mobile de deuxième et de troisième génération. ». La Tribune rappelle également que « Neuf Télécom, depuis racheté par SFR, avait également été l’un des premiers fournisseurs d’accès à Internet français à utiliser des équipements Huawei dans le fixe. »